Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Dans le carquois
Publicité
29 décembre 2005

- That's 70's show ->

king_kong_1976Vu KING KONG de John Guillermin, la version de1976 passée récemment à la télé. A la différence du KING KONG de Peter Jackson, ce remake ne se déroule pas dans les années 30, mais au coeur des années 70, avec la garde-robe qui va avec, mais aussi et surtout avec tous les thèmes de l'époque. Içi, il n'est plus question de réaliser un film, mais de chercher du pétrole ( le premier choc pétrolier date e 1973). La Petrox envoie une équipe pour sonder le sous-sol d'une ïle oublié de tous et recouverte d'une brume persistante *. Durant leur voyage, l'équipe se retrouve affublé d'un professeur d'université écolo (Jeff Bridges) et d'une jeune starlette (Jessica Lange), unique survivante du naufrage d'un yacht. Celle-çi raconte qu'elle a eu la vie sauve car elle était la seule à ne pas assister à la projection de « Deep Throat  » (« Gorge Profonde » en vf), un des premiers films X exploités ouvertement dans les cinémas. Écologie et libération sexuelle seront donc les deux mamelles thématiques de ce film. Mais si le premier thème est rapidement survolé, le second intéresse beaucoup plus le réalisateur. D'abord et avant tout pour son aspect formel puisque une bonne partie du métrage consiste essentiellement à filmer la plastique très avantageuse de Jessica Lange sous toutes les coutures. Ensuite, en multipliant les allusions sexuelles, notamment avec ce tronc d'arbre qui glisse et reglisse (avec du pétrole comme lubrifiant !) dans les anneaux pour fermer la porte du grand mur retenant Kong. Et plus loin dans le film, on y va franco de port lorsqu'un des personnages déclare que le grand singe avait tenté de violer la jeune femme. Une ligne de dialogue comme ça, ça laisse toujours anatomiquement rêveur ! Et Kong justement ? Qu'en est-il ? Et bien, nous sommes en 76 et on est encore loin du numérique. Alors notre bon vieux Kong se partage entre bras animatronique et gugusse dans un costume, dans la plus pur tradition des films de monstres japonais. D'ailleurs, la fin du film est un pur hommage puisque Kong y ratatine consciencieusement des maquettes de stade et de métro aérien. Le maquillage est assuré par un génie de la profession, Rick Baker. Pas forcément son meilleur boulot puisque le grand simien arbore très réguliérement une tête de pervers lubrique shooté à l'acide. Il fera beaucoup moins le malin sur les tours du World Trade Center face aux mitrailleuses des hélicoptéres militaires qui le hacheront menu. La mort de Kong est en effet particuliérement sanglante dans cette version et personnellement, je préfére l'approche poétique pour laquelle Jackson a opté dans son film**.

* Ils vont jamais au cinéma ces gens-là ? Ils le savent pourtant que les ïles abandonnées cachées par la brume, ça abrite toujours quelque chose de dangereux !

** Pour un petit comparatif intéressant entre les 3 versions de KK, voir cet article sur Super Pouvoir.

Publicité
Commentaires
L
-> D'abord car c'est la première que j'ai vu (bien avant l'originale) et ensuite parce qu’étant gamin j'ai été très impressionné par la mort de Kong mais surtout par le(s) charme(s) de Jessica Lange !<br /> <br /> Ca doit être plus impressionnant étant gamin, c'est sûr. Je l'avais jamais vu alors je le découvre avec les yeux perfide d'un adulte !!! <br /> <br /> -> Je n'ai jamais réussi à avoir peur en lisant Brume. Par contre j'adore Desolation.<br /> <br /> Je ne connais pas ces bouquins. Tu peux nous en parler ?
K
Je n'ai jamais réussi à avoir peur en lisant Brume. Par contre j'adore Desolation.
Z
Je garde un certain attachement à cette version.<br /> D'abord car c'est la première que j'ai vu (bien avant l'originale) et ensuite parce qu’étant gamin j'ai été très impressionné par la mort de Kong mais surtout par le(s) charme(s) de Jessica Lange !
Publicité
Publicité
Publicité