Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Dans le carquois
Publicité
13 février 2007

Mardi 12 Février 2007

Un peu décu par LES TRAVAUX EXTRAORDINAIRES D'ALAN MOORE. Malgré une très belle iconographie N&B (qui rapelle que Moore a toujours très bien choisis ces collaborateurs graphiques, oa -à tout le moins- a eu beaucoup de cahnces de ce point de vue), l'entretien avec le génial scénariste est quand même diablement frustrant. D'abord par la très mauvaise mémoire de Moore qui ne se souvient jamais de rien ou qui mélange les époques ave une belle allégresse. Ca nous vaut une superbe bourde concernant son départ de DC au milieu des années 80 où il prétend qu'un des éditeurs s'était épanché sur lui... sur le Net ! L'autre point négatif est l'ego assez surdimensionné du sieur. Moore est un génie et il le sait, quitte à jouer les quasi-martyrs messianiques lorsqu'il dit: " En conséquence, je préférerai exercer mes efforts dans d'autres domaines -en dehors des comics- pendant quelques temps. (...) Je veux donner leur chance aux gens, dirons-nous... Je sais qu'un certain nombre de dessinateurs et de scénaristes américains de la génération précédente se sont sentis un peu désavantagés, quand je suis arrivé dans les années 80. (...) D'autre part, certains écrivains de la génération suivante pensent que je leur fais de l'ombre. (...) je ne discréditerai plus personne. Ma malédiction sera levée et ils pourront produire toutes les histoires merveilleuses qu'ils auraient souhaités faire si je ne leur avait pas fait de l'ombre." De fait, mise à part l'éclairage sur sa jeunesse, ses premiers pas de scénaristes et quelques considérations éditoriales, le livre n'apprend pas grand chose sur la génese de chefs d'oeuvres comme MARVELMAN, SWAMP THING, WATCHMEN, V FOR VENDETTA, FROM HELL et tout les autres travaux -indispensables- de Moore.

Bien plus édifiante est le portrait que fait Baudelaire d'Edgar Allan Poe, . Si l'auteur des FLEURS DU MAL a en effet traduit une bonne part de l'écrivain et poète américain, il a aussi abondamment écrit sur lui, notamment en préfacant HISTOIRES EXTRAORDINAIRES et NOUVELLES HISTOIRES EXTRAORDINAIRES. Il y montrant toute son admiration pour l'écrivain du Corbeau et de Double Assassinat dans la Rue Morgue, mais aussi en faisait l'archétype romantique de l'écrivain maudit, marqué par la fatalité, génie incompris par la masse béotienne (et américaine en plus dans ce cas !).

Aujourd'hui, la figure de l'écrivain maudit n'est plus de mise, ca ne veut pourtant pas dire que les écrivains ne trouvent pas des difficultés à publier. En temoigne l'affaire qui secoue le landernau SF(je vous laisse lire le résumé rapide de l'histoire par Sneed ce qui m'évitera d'avoir à raconter l'histoire et de m'énerver). Heureusement, la résistance se construit, mais comme d'habitude, la connerie et le fric s'allie pour diriger le monde et faire chier les gens.

Publicité
Commentaires
L
-> La consommation de produit hallucinogènes peut expliquer les pertes de mémoire...<br /> <br /> C'est for probable, oui.<br /> <br /> -> Je vois bien ce que tu veux dire, je suis en train de lire en ce moment un recueil d'interviews de Kirby. Le pauvre avait un gruyère dans la tête, heureusement sa femme Roz était là pour lui servir de mémoire externe :)<br /> <br /> Cette manie des génies de ne pas s'attacher aux petits détails triviaux !! ;-)<br /> <br /> -> Qu'est-ce qu'il fout dans la gueule à Stan Lee ! Il le dépeint comme un ex chroniqueur radio/morpion que tu as connu, le genre "poil à gratter" dont on n'arrive pas à se débarrasser.<br /> <br /> Je vois de qui tu veux parler :-) ! De toutes façons, ca fait longtemps que le rôle de Lee dans leur duo a été revu à la baisse. Il n'y a encore que Stan pour croire qu'il a inventé tout le Marvel Universe à lui tout seul !
L
La consommation de produit hallucinogènes peut expliquer les pertes de mémoire... Je vois bien ce que tu veux dire, je suis en train de lire en ce moment un recueil d'interviews de Kirby. Le pauvre avait un gruyère dans la tête, heureusement sa femme Roz était là pour lui servir de mémoire externe :)<br /> Qu'est-ce qu'il fout dans la gueule à Stan Lee ! Il le dépeint comme un ex chroniqueur radio/morpion que tu as connu, le genre "poil à gratter" dont on n'arrive pas à se débarrasser.
Publicité
Publicité
Publicité