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Dans le carquois
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26 septembre 2005

- Momie blues ->

Était-ce le temps changeant, l'annonce de l'automme ou les récents bouleversements de déco de l'appart', toujours est-il que la semaine dernière a été marquée par une intense non-productivité, doublée d'une tendance forcenée à regarder défiler les minutes sur l'écran digital de l'horloge dans l'immobilité la plus compléte. Le tout avec la petite voix toute miévre de ma conscience qui ne cessait de me rappeler que j'avais plein de trucs à faire. Mais même la pointe de culpabilité qui se faisait jour n'a pas réussi à me botter les fesses. Le monde extérieur ne m'a guére plus aidé non plus avec son lot de catastrophes en tout genre et de conneries débités avec aplomb dans la boite à images. Même mes efforts les plus infimes de faire quelque chose de constructif (une petite visite dans cette chére agence pour l'emploi) s'est soldé par une envie irréprésible de coller des coups de tatanes et de retourner dans mon antre de lassitude. Bien heureusement, ça s'est arrangé avec le week-end et cette semaine devrait s'annoncer un peu plus dynamique. Une petite respiration neccésaire sans doute.

van_helsingDans ces cas-là, on arrive même à apprécié des films du genre de VAN HELSING avec Hugh Jackman (notre Wolverine préféré). Ce qu'il y a de bien avec un réalisateur comme Stephen Sommers (les deux MOMIES), c'est qu'il est généreux et qu'il en donne à voir. Içi, en l'occurrence, un flopée de monstres en tout genre comme Mr.Hyde, un monstre de Frankenstein, un Loup-Garou, Dracula, des femelles et des bébés vampires... Le tout se fighte allégrement à longueur de bobines sur fond d'hommage aux films fantastiques d'Universal, ce qui nous vaut un prologue en N&B dans le plus pur style de l'époque avec château gothique, foule de péquenaud haineux et moulin qui s'embrase sous les le feu des torches. Dans ce genre de film, les talents d'acteurs ne servent pas à grand chose et c'est sur le charisme que ça se joue. De ce point de vue, Jackman partait gagnant haut la main tout comme Kate Beckinsale qui retrouvait un rôle de chasseuse de vampires après UNDERWORLD, autre film de genre plutôt bien foutu.

Excellent épisode de NEW YORK UNITE SPECIALE mercredi dernier.Le viol est l'un des crimes (enfin, depuis pas si longtemps)les plus difficiles à prouver. Pendant des siécles, ça d'ailleurs été un paravent très pratique pour pas mal d'hommes qui se retrouvaient toujours privieléger par rapport à la femme qui se voyait systématiquement taxé de l'avoir "cherché".  L'épisode montrait une histoire banale de viol où deux versions s'affrontent sans qu'on sache qui dit la vérité et qui ment. Le professeur d'art coureur a-t-il abusé de l'étudiante ? L'étudiante accuse-t-elle à tort un homme avec qui elle regrette d'avoir couché ? En tout cas, l'un comme l'autre sont tour à tour victime et manipulateur, rendant encore plus difficile la détermination de la vérité. Comme à l'habitude, la série développe sa formule habituelle: une enquête et le procés. Sauf que cette fois, le jury ne donne pas de verdict. Le spectateur américain a été en effet inviter à voter pour déterminer si le professeur était coupable. Résultat, 62 % déclare l'accusé non-coupable. 19 coupable et 19 autres se sont prononcé pour un non-lieu. Avec habilité, cet épisode place le spectateur dans la peau d'un membre de jury et cherche à montrer combien il est difficile de savoir qui ment et qui dit vrai. Le coupable n'a pas toujours la gueule de l'emploi.

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Commentaires
L
C'est dingue ce qu'on apprend comme trucs içi ! Faudra que je revienne ! :-)
V
D'accord merci pour l'infos.
C
Attention! Moi je parlais du droit français. Le droit américain est un peu différent, le jury ayant peut-être des pouvoirs supérieurs et pouvant prononcer un non-lieu (je n'ai jamais entendu parler de ça, mais qui sait...).<br /> <br /> Pour la décision, oui le choix est très cornélien. Et c'est pour ça qu'une enquête a tout intérêt à être très bien menée, approfondie et la plus complète possible.<br /> En droit américain, on ne rejuge pas pour la même affaire une fois que tous les recours ont été épuisés.<br /> En droit français non plus, sauf si on a de nouveaux éléments qui permettent de rejuger l'affaire celle-ci étant non résolue. On ne peut pas juger la même affaire avec seulement les mêmes preuves.<br /> En droit américain, cela dépend peut-être d'un Etat fédéré à l'autre.
L
Oui, c'est clair. Perso, je préfére qu'on libére. il ne doit n'y avoir rien de pire que d'être puni pour un crime qu'on a pas commis.
V
Alors le choix devait être cornélien :<br /> <br /> Acquitté quelqu'un qui peut être coupable mais en l'état, on n'a pas de preuves irréfutables et prendre le risque qu'il soit impuni<br /> ou le condamner avec des circonstances atténuantes pour qu'il écope d'une légère peine au risque qu'il soit innocent.
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