Un an et toutes ses dents
Philippe De Villiers a toujours été un type marrant. Enfin, marrant... Évidemment, c'est une façon de parler, mais sa volonté forcenée a toujours vouloir exister sur la scéne politique, quitte à faire le mariole pour sauver des abeilles ou à faire la promo de sa chére Vendée et son Puy du Fou qui n'a jamais si bien porté son nom m'a toujours mis un petit sourire en coin. Le revoilà donc cette semaine dans l'actu avec sa présentation à la candidature présidentielle et de son programme. Et quel programme ! Fifi de Vendée veut bouter les Sarrasins hors de France tel un nouveau Charles Martel du pauvre. Mieux, il veut promouvoir un "patriotisme populaire". Outre une jolie allitération en p, cette expression nous donne quand même à entendre ce qui s'esquissait depuis un moment déjà: le braconnage à la vue de tous en terre frontiste tel le dernier des militant de CPNT (-asse-êche-ature-et -radition, comme dirait mon pépé un matin où il aurait oublié son dentier sur la table de chevet). Le plus beau reste quand même quand il souhaite faire de sa candidature une candidature de rassemblement de tous les Non à la Constitution. Non, là, vraiment, je rigole. Je me gausse. Je m'esclaffe. Et après, je me rends compte que ce mec est un élu. Et là, je ris jaune.
Vu les trois premiers épisodes de DESPERATE HOUSEWIVES, la nouvelle série de Canal +. La peinture des moeurs, us et coutumes d'une banlieue chicos des States, et d'une rue en particulier, Wisteria Lane. Quatre femmes au foyer voient leur vie transformée à la suite du suicide de leur amie, Mary-Alice. C'est d'ailleurs au travers du regard de la défunte que nous allons suivre les pérégrinations de ces quatre femmes très différentes qui vont partir sur la piste d'un secret de famille. Un de plus, car la société que dépeint cette série est celle du non-dit, de la dissimulation, de l'apparence reine, symbolisé par le perso de Bree (interprétée par Marcia Cross, terrible), une psycho-rigide de tout premier ordre qui refuse de voir son petit monde bien propret être mis à mal. Comédie acide qui bénéficie d'acteurs geniallisimes (quelle plaisir de revoir Teri Hatcher, alias Loïs Lane) et d'une petite mélodie entêtante signée Danny Elfman (toutes ressemblances avec un certain film burtonien n'est évidemment pas fortuit).
Lu SEBASTIAN X, album paru chez les Humanoïdes Associés et dessiné par le dessinateur américain Stuart Immonen. Un dessinateur fort talentueux jusqu'içi, mais qui a depuis un petit moment amorcer un changement de style radical. Alors que jusqu'içi, il avait un dessin réaliste aux ombres poussées, il a maintenant opté pour un dessin beaucoup plus délié, façon frères Kubert faisant du manga. Une espéce de style Ultimate qu'il a adopté à son arrivée sur ce label Marvel. SEBASTIAN X reste donc un des derniers travaux qu'il aura effectué dans son premier style, même si ça et là, on peut déjà voir les prémisses du nouveau. Ecrit par l'italien Michelangelo LaNeve, l'album raconte un futur où les Etats-Unis sont soumis à une dictature religieuse et commerciale (les mauvaises langues diraient qu'on est à la limite du néologisme, mais je ne suis pas -encore- à ce point cynique) dont les seuls opposants sont une petite faction dont le représentant est un surfer émérite, Sebastian X. Vous en raconter plus serait déflorer une intrigue assez surprenante. Et c'est bien malheureusement le seul intérêt de cet album verbeux à souhait et mal construit. Heureusement, on peut y admirer une derniére fois les jolis dessins d'Immonem.
Enfin fini LA VIE MODE D'EMPLOI de George Pérec, gros bouquin qui a obtenu le Prix Médicis en 1978. Ce livre propose une description à un moment donné de la vie de tout un immeuble, appartement par appartement, pièce par pièce. Et quand je dis description, c'est vraiment une description. Tous les meubles, tous les objets et toutes les personnes sont décrits de façon parfois très méthodique. L'occasion souvent de digresser sur des aventures passées qui sont advenues à l'un ou l'autre des habitants. Grand livre brocante qui sent bon le vide-grenier, ce bouquin peut soit engendré un effet d'écoeurement, soit emporter le lecteur dans l'univers très particulier de cet immeuble parisien. l'auteur de ces lignes a expérimenté les deux extrémes au cours de sa lecture; c'est dire s'il s'agit d'un livre -somme. En plus, il paraitrait qu'il y a un jeu mahématique derriére la construction de ce bouquin. Comme je suis faché avec les maths, je l'ai pas vu. Je vous laisse ce lien pour y voir plus clair.
Vu LE SEIGNEUR DES ANNEAUX: LE RETOUR DU ROI, le dernier -et long- opus de la saga. Comme les deux précédents, du grand spectacle pour les mirettes. Ce troisième chapitre est dominé par le retour en grâce des hommes en Terre du Milieu. Pas d'Ents, pas d'Elfes, juste des hommes, morts ou vivants qui combattent pour retrouver leur honneur perdu. D'où une flopée d'images d'inspiration christique qui parsément le métrage. Cela dit, pour aussi parfait techniquement que ce soit ce final, il ne rivalise pas avec LES DEUX TOURS qui reste le meilleur des trois.
Enfin, pour terminer,il y a un an, jour pour jour, naissait Dans Le Carquois. D'abord chez Blogger puis chez Canalblog. Une année à raconter tout et -surtout- n'importe quoi sur tous les sujets qui ont eu un peu d'intérêt à mes yeux. Qu'il y ai donc eu des gens pour me lire reste une agréable surprise et qu'en plus ils aient eu l'amabilité de participer reléve d'un mystére insondable. Merçi donc à tous, lecteurs fidéles ou même infidéles, commentateurs zélés ou désinvoltes. J'espére que vous serez encore là une année de plus.