Ne pas se taire...
- Le programme d'Aleph, ce soir, à partir de 19h00, sur Radio 666 (99.1 FM autour de Caen ou sur le site de la radio):
Walking Dead
Beckett Comics par Tony (Un petit éditeur US qui fait rien comme les autres)
Walking Dead par François (La mort qui marche! Evidemment, ca parle de zombies. Une des sensations du moment bientôt publié en France chez Semic)
Yossel par Stéphane (L'un des monstres sacrés de la BD américaine raconte la Shoah d'un point de vue différent chez Delcourt)
Patlabor 3 par Bruno (Takuji Endo a-t-il su prendre la suite du grand Mamoru"Ghost in the shell" Oshi sur ce troisiéme opus de la franchise ?)
MiniPato par Alain (Les Patlabors peuvent aussi être tout petit, tout mimi et en papier s'il vous plait !)
Patlabor 3
-UN AMOUR A TAIRE (2005) de Christian Faure:
En pleine Occupation. Jean (Jéremie Renier) est l'ainé d'une famille de blanchisseurs propéres. Il a tout du fils parfait aux yeux de son père (Michel Jonasz) qui va lui léguer l'intégralité de l'affaire, ce qui n'est pas du goût du frère de Jean, Jacques (Nicolas Gob) qui vient de sortir de prison pour marché noir. Ce dernier découvre même effaré que son frère est homosexuel et que son compagnon (Bruno Todeschini) cache une jeune fille juive, Sarah (Louise Monot. Amoureux de Sarah qui lui préfére malgré tout l'amour impossible de Jean, Jacques décide de se venger de son frére en le faisant arréter pour une nuit par la police.Mais le plan de Jacques ne va pas du tout se passer comme il me prévoit: Jean est envoyé dans un camp de travail, puis à Dachau pour essayer de le "rééduquer".
La pub de France 2 nous en a rebattu les oreilles: il s'agit d'un téléfilm évenement qui traite pour la première fois de la déportations des homosexuels durant la Seconde Guerre Mondiale. Un sujet plutôt tabou puisque ce fait n'a été reconnu par la France qu'en 2001. D'ailleurs, il lui en aura fallu du temps à la France pour abroger la loi vichyiste de la criminalisation de l'homosexualité puisque ce ne sera fait qu'en 1981. C'était hier quasiment... Le téléfilm en lui même est très bon et mérite sa volée de prix au Festival de Luchon. Les interprétes sont bon et le réalisateur a décidé de jouer la carte de la sobriété, n'en rendant que plus impressionnante les fulgurances violentes (la mort du compagnon de Jean, l'éxecution au lance-flamme). Pourtant, l'image la plus horrible reste malgré tout ces cicatrices sur le crane de Jean lorqu'il descend du train qui le ramène lobotomisé de Dachau. Une simple suggestion mais qui fait froid dans le dos sur les ignomies qui ont pu être commises au nom de la "préservation de la race".