Les 4400: déception...

Précedé d'un buzz particuliérement favorable, les deux premiers épisodes des 4400 (The 4400) étaient diffusés hier soir sur M6. Comme souvent, le résultat ne fut pas vraiment à la hauteur de l'attente. A mi-chemin entre X-FILES et DISPARITION/TAKEN (avec en commun l'acteur Joel Gretsch pour cette derniére), la série nous raconte le retour, dans une gerbe de lumière, le retour de 4400 personnes disparues ces 50 dernières années. Mais pour ces personnes, rien n'a changé. A peine quelques secondes se sont passées entre leur disparition et leur retour. Sans mémoire, mais avec des pouvoirs paranormaux, ils vont devoir s'intégrer à une société qui se méfie d'eux.
Le concept de cette série est très prometteur et va, on l'espère, trouver toute sa valeur sur la longueur. Force est de constater, cependant, que les deux premières parties sont particuliérement décevants. La narration est trop rapide, usant de l'ellipse à qui mieux pour arriver au plus vite au moment où les Revenants se retrouvent dehors. J'aurais aimé voir un peu plus en détail les premiéres heures du retour, la gestion par le gouvernement de cette crise et le traitement des médias. Au lieu de cela, ce sont quelques lignes de dialogues qui nous informent de la situation et du statut de ces êtres particuliers. Autre reproche: le relatif desintérêt qu'inspirent les deux héros auquel il est difficile de s'attacher d'emblée. L'un d'eux est en instance de divorce et est lié à un des 4400 (quelle originalité !) tandis que l'autre est une scientifique peu à l'aise dans les relations sociales. Heureusement, nos revenants sont bien plus sympathiques et ont plus de potentiel. Ils doivent se réadapter à la vie moderne, gérer leurs pouvoirs, mais surtout retrouver leurs marques après leur plus ou moins longue disparition. Parmi eux, se détache la jeune Maïa, la premiére à avoir été enlevée et Orson Bailey, un homme d'affaire des années 70. Maïa manifeste des dons de précognition, mais surtout, semble en en savoir plus long qu'elle ne le dit sur les 4400. Bailey, lui, a du mal à contrôler ses pouvoirs et se fait tirer dessus à la fin du second épisode. Dommage, car il avait le charisme pour devenir un leader politique pour les Revenants. Espérons donc que l'écartement précoce de ce perso prometteur ne va plomber la série et que d'autres sauront lui succéder. Espérons surtout que la série va décoller et sortir d'un classicisme qui ne saurait aller de pair avec la richesse de son sujet.