Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Dans le carquois
Publicité
21 décembre 2004

- Depuis Knightfall, les grands cross-overs

- Depuis Knightfall, les grands cross-overs batmaniens sont une tradition. War Games est le dernier en date. Dans ce genre de situation, l'éditeur a pour habitude de vendre l'histoire comme un grand évenement qui va bouleverser la vie du héros ("nothing will be the same"). Généralement, c'est une facilité publicitaire qui n'a rien de vrai. Les précédents, "Bruce Wayne: Murderer" et " Bruce Wayne: Fugitive" étaient certes agréables, mais n'ont pas eu d'impact durable sur la vie du justicier. Le lecteur habitué est donc souvent très circonspect devant ce genre d'évenements. Sauf que (oui, vous l'avez vu venir, hein ?)... Sauf que cette fois c'est vrai. Mais commencons par le commencement et la pauvre Stephanie Brown qui vient de se faire retirer son costume de Robin par Batman. Déçue, mais décidée à lui prouver qu'elle est digne de lui, elle vole un des fichiers de la Batcave. Un de ces plans secrets que Bruce Wayne ourdi à tour de bras (la JLA en a déjà fait les frais) pour toutes les situations possibles et innimaginables. En l'occurence, ce plan consiste à tenter de réunir toute la pégre gothamienne sous la banniére d'un seul homme, Matches Malone. Stephanie tente donc de mettre en place ce plan en forcant tous les chefs de bandes à se rencontrer. Mais Malone ne se montre pas et la nervosité aidant, la rencontre au sommet se termine en gunfight. La guerre des gangs vient de commencer sous les yeux d'une Stephanie horrifiée. Un élément lui manquait en effet. Malone est un alter ego de Batman. Celui-ci n'étant pas au courant, le plan était voué à l'échec. Le principal reproche qu'on peut faire à cette histoire -et il est de taille-, c'est sa longueur  (25 numéros sur 3 mois) et son manque de cohérence. En effet, Batman est souvent relégué en arriére plan pour laisser la vedette à ses assistants comme Nightwing, Batgirl, Robin,etc... De fait, on a aucune idée de ce que fabrique Batman durant une grosse partie du cross over. On se doute bien qu'il latte quelques mauvaises têtes, mais ce manque de sérieux nuit à la construction d'ensemble. Ce qui est fort dommage car pris au cas par cas, les numéros sont très bien écrits par des habitués du Chevalier Noir, Bill Willingham, Devin Grayson et Anderson Gabrych en tête. Les cliffhangher sont prenants et bien foutus, mais il faut parfois attendre deux ou trois épisodes plus tard pour pouvoir en connaitre la suite (exemple le plus demonstratif: la prise d'otage dans l'école de Tim Drake). Au niveau dessins, beaucoup de dessinateurs remplaçants viennent pallier les absences de Rick Leonardi, Damion Scott, Mike Lilly, Dustin Nguyen... Heureusement, la plupart d'entre eux sont compétents comme Sean Phillips, Giuseppe Cammuncoli ou Brad Walker. Seul faute de goût, l'appointage du très débutant Kinsun sur la série BATMAN. Malgré une certaine parenté avec Dave Ross, son trait ne convainc guère. A coté, les dessinateurs réguliers des autres séries comme Pete Woods, Paul Gulacy, Al Barrionuevo abattent leurs boulots habituels. Ce cross-over n'est donc pas une claque visuelle. De ce point de vue, on se suffira avec les superbes couvertures d'artistes spécialement ammenés pour l'occasion comme Jock, Dustin Nguyen, Jae Lee ou Brian Haberlin. Cependant, l'important ne réside pas là, mais bien dans les conséquences de ce grand cross-over. En effet, tout ce battage va amener de grands bouleversements. Le commissaire Akins  en a marre de se faire tondre la laine sur le dos par Batamn. Il péte un cable et ordonne dorénavant la chasse aux vigilantes. Une chasse qui va très vite se réduire à celle d'un seul homme puisque tous les compagnons de Batman quittent la ville le laissant seul avec Alfred. Un Batman solitaire, poursuivi par la police, on est en plein "back to the roots". Un retour aux sources sans doute ordonné pour coller au film BATMAN BEGINS qui sortira l'année prochaine et qui présente un jeune Batman débutant. A l'inverse de Marvel qui attend souvent le dernier moment pour profiter des évenements cinématographiques, DC a eu la bonne idée de travailler très en amont. Ca donne un cross-over certes mal foutu et boiteux, mais qui aménent la promesse d'excellentes prochaines histoires.

Publicité
Commentaires
Publicité
Publicité
Publicité