01 juillet 2009
-> Vu TRANSFORMERS 2: LA REVANCHE
Boom, Cha-ka Pow,
Tadadadada, Brrrrreeeeeemmmm, Va vrooooooum, Tududududu,
Transformation, Ka-chpam, Tadadadadada, Haaaaaaaaa, Snifff, Gro
Kaboum, Pscchiittt !!!
Il y a des jours où on se retrouve un peu
sec pour chroniquer certains films. Car que dire de TRANSFORMERS 2 ?
C'est le même que le premier , mais avec plus de robots, de bastons,
de destruction massives et d'explosions. Les scénaristes se sont
fait plaisir en imaginant des scènes dantesques d'action pure où
tout bouge et tout casse en même temps. De vrais gamins en somme,
qui s'amuse à coup de millions de dollars de SFX à faire
bombarder les pyramides d'Egypte par des dizaines de robots
transformables, dont plusieurs se fondent en un mega-super-géant,
des soldats de l'US Army, leurs blindés et même par un porte-avion.
Sur le blog de Laurent Delmas, critique ciné, j'ai trouvé cette
expression, le cinéma doudou. « ces films qui vous
transportent dans d’autres mondes, vous font vivre des
"expériences" ou vous noient dans des torrents d'images
hallucinées mais pas forcément très signifiantes. »
Et on est effectivement en plein dedans, des fantasmes de gamins, mis
en image de façon hypnotique, vaguement liés par des bouts
d'histoire (içi en gros, il faut trouver la grosse arme
mega-apocalyptique caché depuis depuis des millénaires par les
méchants Decepticons). Les tenants et les aboutissants, on s'en fout
un peu. L'essentiel, c'est que le héros à l'allure de gamin sorte
avec une beauté fatale et qu'il soit considéré comme le sauveur de
l'humanité par par une race d'extraterrestres robotisé.
Du pur
fantasme geek, on a dit donc.
Et vous savez quoi ?
C'est pas grave,
parce que pendant deux heure et demie (qu'on sent un peu passé quand
même, il n'y a pas encore assez d'action, faut croire), on a mis son
cerveau et ces soucis au rencart pour vouloir y croire.
16 juin 2009
-> Lu CAPTAIN MARVEL #1-5
Après son retour durant
CIVIL WAR, on avait un peu perdu de vue Captain Marvel. Il faut dire
que son retour avait fait grincer bien des dents. D'abord parce que
sa mort dans les années 80 avait été un moment fort. Dans une
histoire touchante et pleine d'émotion, Mar-vell, le héros de la
race Kree, s'éteignait d'un cancer, après avoir passé une bonne
part de son existence à protéger la Terre. Depuis, il était devenu
un peu un intouchable de la résurrection. Alors que le premier
super-héros venu ressuscite à tour de bras (cf. post d'hier), faire
revenir Marvel, c'était désamorcer une des plus belle mort (si on
peut s'exprimer ainsi) des comics. Ce fut pourtant chose faite durant
CIVIL WAR, en catimini, dans un numéro annexe, sans que personne n'en
ai franchement grand chose à faire. Pour ne pas trop 'aliéner les
fans (qui, de toutes façons n'étaient pas là), les éditeurs
trouvèrent la parade. Le Captain qui faisait son retour venait du
passé, du temps où il était encore vivant. Un magnifique paradoxe
temporel un peu insurmontable car Marvel devait donc absolument
revenir ensuite dans le passé pour y mourir. Ce faisant, on faisait
de Captain Marvel un personnage tragique (puisque se sachant déjà
condamné) mais ingérable, car comment expliquer qu'il ne cherche
alors pas à se soigner dans notre temps ?
Visiblement embêté,
les scénaristes vont laisser pourrir l'affaire un petit moment avant
de s'en dépatouiller dans cette mini-série écrite par Brian Reed
et illustrée par Lee Weeks. Hanté par un tableau ("L'entrée
d'Alexandre dans Babylone" par Charles Le Brun) qu'il ne cesse
de scruter, Marvel y cherche un sens à sa vie dans un monde qui a
changer et qu'il ne connait pas. Il va finir par y trouver sa
véritable identité, bien plus commode à gérer, même si très
prévisible. Brian Reed nous apprend donc qu'en fait Captain Marvel
n'est pas du tout celui que l'on croit, retirant ainsi à ses
collègues scénaristes une belle épine du pied. Qui plus est, il le
fait au sein d'une intrigue dense et enlevé, bien mené, avec de
bons dialogues. Et comme on ne chantera jamais assez les louanges de
Lee Weeks, dessinateur au style classique et d'une grande beauté, on
se dit qu'au final cette mini-série, qui, à l'origine, était
simplement destiné à rapiècer une boulette éditoriale, vaut
largement le détour.
-> La "surprise" du jour
Marvel n'aura finalement tenu que deux ans. C'était en effet il y a deux ans que Steve Rogers alias Captain America était assassiné sur les marches d'un palais de justice par sa compagne Sharon Carter, mysterieusement manipulé. Durant ces deux années, c'est Bucky Barnes, son protégé, qui a repris le manteau du Vengeur étoilé. Mais l'interim va prendre fin en juillet puisque Rogers fera son grand retour dans la mini-série CAPTAIN AMERICA REBORN par ed Brubaker, Bryan Hitch et Butch Guice. L'univers Marvel fête cette année ces 70 ans d'existence. Et depuis 70 ans, Rogers est donc toujours confirmé dans son rôle de Captain America, contre vents et marées. Letemps n'a pas de prise sur les héros, faut croire.
La question est, combien de temps va tenir DC maintenant. La compagnie concurrente vient en effet de remplacer Bruce Wayne par Dick Grayson (le premier Robin) sous le masque de Batman. Une suite logique, l'élève de toujours devient le maitre. Mais on sait bien qu'en terme de comics, les remplacants ne font jamais long feu. Quand reviendra Bruce Wayne, là est toute la question. Et c'est bien dommage.
07 juin 2009
-> Viens de voir TERMINATOR RENAISSANCE.
C'est un peu un rêve de
gamin cinéphile que de voir un film se déroulant entièrement dans
le futur apocalyptique dont on ne voyait que des bribes dans les
deux premiers films de James Cameron. La technologie des effets
spéciaux ayant fait des bonds en avant phénoménaux, les images de
synthèse permettent maintenant l'utilisation intensive de robots.
Ironie du sort. Parce qu'il aurait coûté trop cher d'animer un
robot durant tout un film en 1982, on choisit d'en faire un cyborg,
permettant à un acteur, Arnold Schwarzenegger, de faire semblant
d'être une machine. Le mythique exo-squelette n'apparaissant que
quelques minutes en fin de film, comme point d'orgue. Presque trente
ans plus tard, c'est l'exo-squelette qu'on voit le plus tandis que la
prouesse, c'est de montrer Arnold Schwarzenegger en image de synthèse
car il n'a pas mis les pieds sur aucun plateau de tournage du film,
trop occupé qu'il est à son poste de gouverneur de Californie !
Pour autant,
était-ce bien utile que de revenir sur le fameux futur
post-Judgement Day ? Certes, on y découvre plein de nouveaux petits
joujoux technologique qui feront la joie des vendeurs de figurines,
mais au-delà, le film n'apporte pas grand chose. Le film se contente
en effet de jouer sur le postulat de base des deux premiers
Terminator, à savoir le paradoxe temporel qui fait mal au crâne.
Pour pouvoir naître et vaincre Skynet, John Connor doit sauver un
jeune ado, Kyle Reese, afin de pouvoir l'envoyer plus tard dans le
passé et qu'il puisse devenir son père. S'ensuit une nouvelle fois
le même schéma, un protecteur (Connor) doit protéger une cible
(Reese) d'un Terminator. On n'a beau changer les noms, la trame reste
la même. Seule différence, le personnage de Marcus. Le cerveau et
le cœur d'un être humain dans le corps d'un Terminator, créé pour
infiltrer la Resistance, mais qui va se découvrir une âme.
Personnage tragique qui apporte un peu de nouveauté et qui est
vraiment le cœur du film, mais qui se se fait quand même expédié
comme une merde par les scénaristes dans l'épilogue. Dommage donc.
Sinon, McG arrive à nous faire oublier qu'il fut le réal des deux
CHARLIE'S ANGEL (sauf peut-être pour la scène de l'hélicoptère),
ce qui n'est pas un mince exploit !
06 juin 2009
Lu FLASH #244-247
Bon, enfin lu cet arc en entier. C'est juste très insipide.
L'intrigue n'a pas pour deux sous d'ambition et est un prétexte pour
revenir sur les grands moments de la carrière de Wally. Avec un choix
bizarre de faire de Roy Harper un ami plus proche de Wally, excluant
Nightwing de l'intrigue alors qu'il a toujours été son meilleur ami. Un
aspect qui tranche car Burnett a plutôt bien fait son travail en terme
de respect de la continuité, en se rappelant notamment que Wally fut
amoureux de Raven.
Pour le reste, on a droit à un arc qui se veut être conclusif pour
Flash. Perdant une part de ses pouvoirs, se remémorant ces souvenirs,
passant à coté de perdre tout ce qui lui est cher, Wally en arrive à la
conclusion que même si sa carrière de super-héros s'arrêterait
maintenant, ca ne serait pas bien grave puisqu'il a sa famille. De
biens gros sabots pour préparer le retour de Barry Allen donc.
Artistiquement, on a le droit à un Diaz très raide et insipide pour la
première partie et à un Barberi plus dynamique, mais tout aussi
insipide pour le reste. Burnett réunit tous les ingrédients qu'il faut,
mais ne parvient pas faire à monter la sauce. Si c'est ça la conclusion
de la carrière de Wally, c'est bien triste !
31 mai 2009
Un pré-trailer pour annoncer la sortie de Toy Story 3 en 2010.'Sont toujours aussi fort chez Pixar.
20 mai 2009
->V, le retour. La série SF des années 80 qui faisait les beaux jours des samedis après-midi de M6 (oui, je suis vieux :-) )revient sous la forme d'un remake initié pour ABC par Scott Peters, une des têtes pensante derrière LES 4400. Les premières vidéos sont tombées et elles sont très prometteuses. Qui plus est, la série bénéficie d'un casting très alléchants comprenant entre autres Elizabeth Mitchell (URGENCES, LOST), Joel Gretsch (DISPARITIONS, LES 4400) et la sublime Morena Baccarin (FIREFLY, STARGATE SG-1) qui pourrait bien relégué aux oubliettes la Diana de Jane Badler. A noter qu'on semble s'éloigner du coté Nazis de l'espace de la série d'origine avec l'absence de tenues militaires au profit de vêtements plus passe-partout (dont des tailleurs qui sied magnifiquement à Morena. Hein ? Quoi ? Mais heu, laissez moi fantasmer tranquille !). Il est vrai que les Terriens auraient peut-être dû se méfier la dernière fois. Les uniformes, c'est rarement bon signe.
19 mai 2009
->Après le vote de la loi Hadopi, la résistance s'organise. L'article rappelle qu'on vote bientôt. Une raison de plus pour glisser son bulletin dans l'urne. Pas de vote pour les partis liberticides.
01 mai 2009
Epreuve de rattrapage
-> Nuit d'insomnie.
Profiter pour terminer ENID BLYTON ET LE CLUB DES CINQ de François
Rivière.
Faire une biographie intéressante de Blyton relève de la
gageure. Passé sa jeunesse où l'on croit déceler comme un amour
lesbien contrarié, Blyton rentre bien vite dans le moule de la
bourgeoisie anglaise. Deux mariages, deux enfants, deux propriétés
so british au jardins anglais, gens de maison et Rolls Royce. Rien de
bien folichon. Pour donner un peu de corps à son récit, Rivière
adjoint une deuxième ligne de narration où il évoque ses propres
souvenirs de lecture du Club des Cinq, du Clan des Sept, etc... Le
livre prend alors la forme d'un des propres romans de Blyton. Rivière
enfant et ses petits camarades partent à l'aventure pour rencontrer
l'auteure de leurs romans préférés. Une mise en abyme poétique
qui vaut quelques jolis passages, mais n'apporte pas vraiment grand
chose.
-> Puisque j'y suis, je
vais rattraper le retard pris depuis le 20 avril. Etait au salon Rock
& Littérature à Deauville le vendredi 24.
Quasiment pas
d'auteurs présents.J'aurais dû y aller le samedi ou le dimanche.
Pris deux bouquins malgré tout. LE VAGABOND DES ÉTOILES de Jack
London (que j'ai du mal à situer
dans le thème du salon par contre :-)) et J'HABITE DANS LA
TÉLÉVISION de Chloé Delaume, fugacement aperçue, mais reparti
aussitôt. J'HABITE DANS LA TÉLÉVISION est un petit livre où
l'auteure s'astreint à rester le plus longtemps possible devant la
télévision pour en analyser les effets à long terme. S'ensuit un
récit éclaté, destructuré, à l'image du style de Chloé Delaume.
L'autofiction façon punk, c'est pas nouveau, mais ca reste agréable
à lire et plutôt intéressant. Delaume a aussi écrit un bouquin LA
NUIT JE SUIS BUFFY SUMMERS, construit comme un Livre dont Vous Êtes
le Héros. Je suis assez curieux de le lire, j'avoue.
->Reçu les comics qui
traînait depuis un moment chez Tony.
Pas mal de retard à rattraper.
Pour l'instant seulement lu la fin de BATMAN RIP avec l'arc en deux
parties dessinés par Lee Garbett. Gros travail du scénariste Grant
Morrison pour tenter d'unifier les périodes de l'histoire de Batman.
Du coté comique SF des années 50 à l'aspect sombre et noir des ces
dernières années. Un exercice d'équilibriste parfaitement réussi
qui apporte cohérence à Batman, mais aussi et surtout rehausse
encore son prestige. A l'issu de ces épisodes et de FINAL CRISIS,
Batman est censé mourir. Il y a peu de chance que la mort de Bruce
Wayne soit définitive, mais en attendant, on assiste, à Gotham, à
un combat des chefs pour savoir qui va lui succéder sous le masque.
Il n'y a pas beaucoup de suspens. Le seul qui a la carrure, c'est
Dick Grayson, le premier Robin, devenu Nightwing entre temps. L'arc
en deux parties « Last Days of Gotham » de Denny O'Neil
et Guillem March le laisse d'ailleurs bien présupposé. Un arc bien
sympathique qui nous présente également un nouveau personnage, une
sorte de personnification humaine de la ville de Gotham. Je ne vois
pas trop où les scénaristes veulent en venir avec ca, j'attends de
voir. Le dessinateur Guillem March est prometteur, mais il faut qu'il
se choissise un style. Trop d'influences (Graham Nolan, les mangas,
Dustin Nguyen) se mêlent pour rendre son dessin peu lisible.
-> François est passé faire un petit coucou. Toujours agréable de discuter avec lui. Il m'a prêté HELLCAT. Faut que je le lise. Tout comme il faut que je regarde la fin des COWBOY BEBOP qu'il m'a aussi prêté !
-> En mêlant fiction et expériences personnelles, les bouquins de Delaume et Rivière se trouve difficile à classer. Essais ou roman ? Tranchons. Ce sont plus des essais que des fictions.
20 avril 2009
Oui-Oui et Conan
-> Durban est une ville d'Afrique du Sud. Il y a 9 ans, il y a eu une grosse polémique à cause du sommet contre le racisme qui s'y est déroulé. Alors qu'un nouveau se déroule cette année à Genève, pourquoi diable la presse s'obstine-t-elle à appeler ça Durban II ??? !!! Parce que c'est catchy, coco. C'est la sequel d'un conflit. C'est une belle histoire. Merde. Laissez le storytelling à ceux qui font ça depuis la nuit des temps, à savoir les conteurs, les écrivains. L'info, le journalisme, ce n'est pas du storytelling. Terme d'ailleurs super hype trouvé au détour d'un bouquin qui fait bien.
-> J.G Ballard est mort. Toujours pas fini son CRASH, mais il est de notoriété publique qu'il s'agissait d'un grand écrivain. Iconoclaste, incisif, parfaitement recommandable donc.
-> En rangeant des bouquins, tomber sur la bio d'Enid Blyton par François Rivière. Pour le scénar de court-métrage auquel je bosse, ca tombe à pique. A défaut de Six Compagnons, on aura le Club des Cinq. A ajouter à la pile de lecture.
-> Enfin terminé CONAN
LE CIMMÉRIEN T.1: 1932-1933.
Mon Dieu que ce fut long ! Le style
très pulp, sans fioriture, devrait rendre la lecture plus fluide,
mais bien au contraire. C'est tellement sec, tellement aride, avec
seulement de rares points d'eau pour relancer l'intérêt, que la
lecture se fait sans plaisir, comme obligé. Il y a quelques bonnes
idées, mais sans plus. Dans sa postface, Patrice Louinet est, par
contre, passionnant dans son récit sur la maturation et l'écriture
de ces récits. Il convient qu'une bonne part d'entre eux relèvent
de l'alimentaire, des textes sans grandes saveurs, débitant une
recette éprouvée pour vendre. Certains ont une valeur historique
particulière comme les premiers qui posent les bases de l'univers de
Conan (dont le fameux Tour de L'Éléphant), mais peu ont
réellement d'intérêt. Mon préféré est Le Colosse Noir
qui est vraiment épique. Et La Maison des Trois Bandits pour
son coté original. Quelques passages ici ou là soulèvent
l'intérêt, mais la moisson est maigre. Il faut se rappeler que
c'est de l'écriture commerciale. Ca n'a rien de honteux, mais sur la
longueur, on souffre. Parait-il que les deux tomes suivants sont plus
intéressants. On verra peut-être ça.


