26 novembre 2007
Aujourd'hui, c'est la date anniversaire de mon ontophanie !
Appris deux mots aujourd'hui: ontologie et ontophanie. Je les ai croisé en lisant les premieres pages d'un bouquin de Mircea Eliade. C'est dire si c'est costaud. Pas dit que j'aille jusqu'au bout. Si vous êtes un petit peu curieux, vous allez chercher vous-même la signification de ces mots ;-)
Je suis à mi-parcours de la saison 10 de STARGATE SG1. Vraiment bien. La lutte contre les Oris a bien reboosté la série, tout comme l'arrivée de Vala dans l'équipe. Ca fait d'autant plus regretter qu'il s'agisse de la dernière saison.
And now, je suis sur Facebook aussi.
20 novembre 2007
Au fil des jours...
Pas envie d'écrire en ce moment. Vraiment pas. Mais il y a d'autres moyens de communiquer ses coups de coeur:
19 novembre 2007
"Les Viets, y font pas de surf !!"
17 septembre 2007
Jeunes, beaux... et blogueurs
Edward Zwick et Marshall Herskowitz, les créateurs de ANGELA 15 ANS et de ONCE AGAIN (et accesoirement derrière certains films comme LE DERNIER SAMOURAI ou BLOOD DIAMOND) se lance dans une nouvelle série sur la vie de jeunes vintenaires modernes, adeptes de cinéma et connectés en permanence sur le Web. Outre le fait que ca sera sûrement très bien écrit, QUARTERLIFE aura la particularité de n'être diffusé que sur le Net et de servir de base à un portail relationnel type MySpace ou Facebook. MySpace qui d'ailleurs sera partie intégrante de la chose puisque les épisodes de la série seront disponibles sur ce site une journée avant qu'ils ne le soient sur le site propre de QUARTERLIFE. Premier épisode le 11 novembre sur MySpace, le 12 sur le site. En attendant, trailer:
Quarterlife Trailer
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15 septembre 2007
Pourquoi nous aimons les films de super-héros
Le charisme de Robert Downey Jr, son interprétation d'un Tony Stark cynique à mort, des répliques destinées à devenir cultes ("- On vous a appellé le Leonard De Vinci de notre temps. Qu'en pensez vous ? - Complétement ridicule. Je ne peins pas " ou encore "Ils disent que la meilleure arme est celle qu'on n'utilise jamais. Je ne suis pas d'accord. Je préfére celle qu'on n'utilise qu'une fois. C'est ce que papa faisait, c'est ce que fait l'Amérique et ca marche plutôt pas mal jusque là" NB: traduit à l'arrache évidemment), une armure rouge et jaune qui tue tout, le Iron Man de Black Sabbath en fond sonore, un ballet aérien avec des F16, le IRON MAN de Jon Favreau promet beaucoup !!
Et un petit clip de fan qui répond à la question pourquoi nous aimons les films de super-héros:
Oomph !
05 septembre 2007
Les films de l'été
DIE HARD 4 – RETOUR EN ENFER de Len Wiseman.
Lorsque la bande annonce était sortie, on n'en menait pas large. Mais après vision, Die Hard 4 n'est pas le film crétino-fascisant qu'on redoutait. D'abord et avant tout parce qu'il suit la recette de la franchise à la lettre. Et soyons honnêtes, si on aime les Die Hard, c'est pour voir Bruce Willis s'en prendre plein la gueule et flinguer du terroriste en débitant des punchlines de la mort qui tue. En cela, le film respecte le cahier des charges à la virgule près. On suit même la progression arithmétique des précédents films puisqu'on ait passé de quelques étages d'une tour à un aéroport à la ville de New York pour finalement arriver ici à la côte Ouest des États-Unis. Certes, John McClane est un peu plus vieux et massif, mais il est toujours aussi opiniâtre et infatigable face aux méchants qui menacent. La seule grosse différence est qu'il a perdu de son impertinence.
Une des caractéristiques de John McClane était en effet d'être rétif à toute forme d'autorité (le FBI, le chef adjoint de la police dans PIEGE DE CRISTAL) et de ne pas supporter les abus de pouvoir (le flic joué par Dennis Franz dans 58 MINUTES POUR VIVRE). McClane préfère s'allier aux subalternes, aux petites gens. C'est le simple flic de patrouille dans le 1, l'homme d'entretien un peu retardé dans le 2 ou un simple électricien dans le 3. McClane était un héros prolo, limite anar. Avec ce quatrième opus, le chien fou est rentré dans le rang. Il obéit aux ordres le doigt sur la couture et ne remet pas en question les opérations du FBI. Ces initiatives personnelles se font en parallèle et non contre celles menées par le FBI. On sent bien là la marque du 11 septembre ainsi qu'une évolution plausible du personnage qui de flic survitaminé est devenu avant tout un père de famille désireux de protéger sa fille des menaces terroristes. Une adaptation ciné de 24 HEURES CHRONO avant l'heure, quoi.
HARRY POTTER ET L'ORDRE DU PHENIX de David Yates.
Plan-plan, le nouvel opus des aventures du petit sorcier de Poudlard. La saga marque le pas, s'accorde un petit temps pour souffler avant une fin qui s'annonce tonitruante. Harry grandit, s'affirme et affronte des problématiques plus adultes. L'éveil à l'amour et les manoeuvres politiques au sein du Ministère de la Magie sont au centre d'une intrigue un peu poussive, mais qui se laisse suivre. On regrettera juste le coté caricatural de la dénonciation de la tentation fasciste et le manque de lisibilité des scènes d'action à la fin.
TRANSFORMERS de Michael Bay.
Encore que ce manque de lisibilité n'est rien comparé au bordel monstre qu'est TRANSFORMERS. Une bonne part des scènes d'action de ce film sont tout simplement incompréhensibles ! Le film de Michael Bay est d'une grande générosité quand il s'agit d'assurer le spectacle. Trop généreux, même. Trop de robots, trop de mouvements de caméras, trop d'explosions et de débris qui volent dans tous les sens, si bien qu'au bout du compte, on a tendance à décrocher. Pour autant, le film est loin de démériter. La première partie du film est même sacrément surprenante pour du Michael Bay puisqu'il prend le temps de poser son personnage principal, joué par le sympathique Shia LaBeouf, et son amourette avec sa copine de classe, la trèèèèèèèèèsssssss sympathique Megan Fox. Après, les Autobots arrivent et ça part en freestyle total avec des robots qui parlent en wesh-wesh, un agent du gouvernement au T-Shirt ridicule et un Secretaire d'Etat à la Défense qui bousille du robot au shotgun en télégraphiant un message !! C'est ultra-bourrin, ultra-con et ça aurait pu être ultra fun si Bay avait su où s'arrêter.
LES 4 FANTASTIQUES ET LE SURFER D'ARGENT de Tim Story.
Cela dit, s'il y en a un qui devrait prendre des leçons chez Bay, c'est bien Tim Story, le « réalisateur » de la franchise des 4 Fantastiques. Après un premier épisode rigolo, mais assez chiche en exploits super-héroïques, voici qu'il met la barre un peu plus haut en adaptant un des classiques du comic-book, l'arrivée du Surfer et de Galactus sur Terre, tout en y ajoutant Fatalis à l'équation. Avec de tels ingrédients, difficile de rater un film. De fait, le film n'est pas raté, mais il est loin de ce qu'il aurait pu être. Les scènes d'actions se comptent sur les doigts de la main et n'assurent que le minimum syndical en matière de tension et de spectacle. Même l'apparition de Galactus n'offre pas l'effet « Ouuuuaaaaaahhhhhhhh !!! » escompté. Quand à celle du Surfer, spoilée depuis longtemps par la bande-annonce, elle a perdu beaucoup de sa superbe. Le Surfer reste une réussite (une des seules avec le passage «Super Skrull»), mais l'effet de surprise était épuisé depuis longtemps. Story est, comme Ratner dans X-Men 3, un petit bras du blockbuster, du spectacle a minima pour du vite vu, vite oublié.
LES SIMPSON de David Silverman.
Un épisode géant sur grand écran. A part l'ajout de passages en 3D relativement bof-bof et la «musique» incongrue de Hans Zimmer, rien ne distingue vraiment ce film d'un épisode de la série télé. Et c'est tant mieux, parce que chaque épisode des Simpson est un bijou. Alors oui, comme le dit Homer, nous sommes des gogos de payer pour voir un truc qu'on a gratuitement à la télé, mais c'est pas grave, nous sommes bien contents de ce que nous voyons !!! Et puis, rien que pour ce morceau d'anthologie:
27 août 2007
Weegee The Famous and Others American Fantasies
Le hasard fait parfois bien les choses. C'est ainsi que deux expos françaises mettent en lumière le passé d'un pays auquel on n'en prête peu, les États-Unis.
A Giverny, Visions d'Ouest propose de découvrir la conquête de l'Ouest sous l'oeil des photographes qui accompagnaient souvent les expéditions. Un peu de rêve et de merveilleux pour un pays qui se remettait difficilement de la guerre de Sécession et cherchait à se forger une identité (trouvé via Fabrice).

William Bell, Chocolate Butte near the mouth of the Paria, 1872

William H. Jackson, Hayden expedition in camp, 1872

William Jackson, photo of Shoshone Indians, 1871

Timothy H. O'Sullivan, Fugitive African Americans Fording the Rappahannock River. 1862

Timothy O'Sullivan, Incidents of the war. A harvest of death, Gettysburg, July, 1863
Le Musée Maillol, quand à lui, s'intéresse au photographe Weegee, qui dans les années 30-40, photographia le New York de la crise, de la criminalité, de la guerre et de la pauvreté. Personnage fascinant que ce Arthur Fellig, dit Weegee, qui fut l'un des grands photo-journalistes de son époque. En permanence branché sur la fréquence de la police, il a sillonnait les rues nocturnes de la Grosse Pomme pour y photographier les faits les plus divers, avec une prédilection pour les victimes de meurtres et les incendies. Avec son bureau installé dans le coffre de sa voiture, il était toujours le premier à ramener dès le petit matin les photos les plus croustillantes aux rédactions avides. Mi-journaliste, mi-voyeur, l'oeuvre de Weegee propose en tout cas un portrait sombre de la mégalopole, une esthétique de film noir qu'il contribuera à populariser.
26 août 2007
Lu SHOGUN SEINEN 1
Depuis l'année dernière paraissait le magazine SHOGUN, publié par les Humanoïdes Associés. Son objectif ? Importer en France la recette des épais magazines japonais qui prépublient les mangas afin d'imposer la collection de mangas imaginés par des auteurs européens. Cet été, le mag s'est scindé en deux déclinaisons, SHOGUN SHONEN, destiné à un public adolescent et SHOGUN SEINEN, dirigé vers un public plus adulte. Les séries les plus intéressantes ayant donc immigré vers SEINEN (qui y a gagné un format plus petit et plus compact qui est 'achement bien mieux), ce numéro 1 est un bon point de départ pour un petit topo sur les titres dirigés par Guillaume Dorisson qui existent maintenant pour la plupart en version reliée disponible en librairie.
ALTER. Un flic ripou donne du fil à retordre à l'unité d'élite de Marcus Donovan lors de son arrestation, mais il continue à semer le trouble chez Donovan même derrière les barreaux. Très prometteur, malgré une très nette influence de la japanime, tel ce combat aux flingues qui aurait vachement de gueule en mouvement, mais perd tout son intérêt en BD. Néanmoins, le graphisme d'Orenalla est superbe.
SANCTUAIRE REMINDED. Un sous-marin se retrouve piégé dans une mystérieuse architecture sous-marine qui semble rendre folle certaine personne. Très bon thriller matiné de complots à la X-Files. C'est bien foutu et le dessin est très bon.
ACTORS STUDIO. Un tueur fait filmer ses exploits par une équipe de télévision. Après bien des années, la fille de deux de ses victimes, qui pensait avoir tiré un trait sur son passé, voit ce douloureux souvenir remonté à la surface. Une première partie qui se traîne un peu, mais c'est un peu la croix de tout chapitre d'introduction et rare sont ceux qui l'évite (mais ca existe, voir pas plus loin que L'Escouade des Ombres). Espérons tout de même que le coté gnangnan-vie lycéenne sera vite évacué.
UNDERSKIN. Polar futuriste à la Ghost in the Shell. De très jolis dessins pour un série au thème excitant (des habitants d'une mégalopole se découvre robot à leur insu), mais plombé par un manque d'implication émotionnelle, un rythme lent et des dialogues parfois lourds et surtout régulièrement caviardés de fautes d'orthographes et de typo !
TENGU DO. Un fils de paysan décide de venger son maître en arts martiaux en se lançant sur la piste du démon Tengu. En chemin, il croisera un ronin masqué et manchot qui le guidera durant son voyage. Série pas mauvaise du tout due à Alex Nikolavitch au scénario et Andrea Rossetto aux dessins. Plein de bonnes idées, des rebondissements qu'on ne voit pas venir et qui nous font poser des questions sur le chemin que prend la série. Très prenant.
L'ESCOUADES DES OMBRES. Nikolavitch toujours au scénario pour un space opera dans la veine de Starship Troopers avec troufions surarmés en armure. L'action démarre lorsque deux soldats refusent d'exécuter des prisonniers de guerre. Ils sont jugés par une cour martiale manipulée par un état qui se fascisent de jour en jour. Voilà pour une fois une exposition rondement menée et qui attire l'intérêt. La montée en puissance des fachos est particulièrement bien rendue. Il est par contre vraiment dommage que le dessin soit si moche !
LOLITA HR. Peut-être une des séries les plus mal-aimées du SHOGUN MAG, alors que c'est l'une des plus sympa. Lolita est une rock star qui s'oppose au pouvoir en place, dirigé par Neponime. En fait, Lolita est un Humanoid Robot que tout son entourage se dispute et manipule. Lolita est une sorte de marionnette, un Pinochio moderne, mais qui semble sur la voie de sa propre autonomie et de la recherche de son destin. Écrite par Delphine Rieu et illustrée par le trait racé et délié de Javier Rodriguez, cette série vaut assurément le coup.
LOHRIS DES DAWNHILLS. Mélange de fantasy et de steampunk, cette série met en scène Lohris, l'héritier de la famille des Dawnhills, une terre maudite dont le Lord perd peu à peu les faveurs de la Cour des Lords. Une Cour qui a bien à faire avec les revendications d'un peuple nomade, les Bounlayis, qui veulent une terre à eux. Alors que les attentats se multiplient, les Dawnhills pourraient bien être la solution du problème, mais à quel prix? Et quel sera le rôle de Lohris ? Un premier chapitre prometteur, bien que peu original qui laisse espérer une série d'aventure de bonne facture. Dommage que les dessins soit parfois si bâclés. Sans le très beau travail de trames, ca serait immonde.
Voilà en tout cas une initiative qui fait renaître le coté populaire de la BD avec sa prépublication à pas cher (3,90 les 272 pages de BD) en kiosque. Affaire à suivre donc.
« Le monde est absurde, pensa-t-il, les morts s'y promènent en liberté et je ne m'en étonne même plus... »
« Écrit du point de vue du dernier survivant, ce très impressionnant roman a le mérite de rationaliser en pure science-fiction un des motifs les plus célèbres de la littérature fantastique. Aux cotés des deux premiers romans d'Alfred Bester, Terminus les étoiles et L'Homme démoli – qui à la même époque proposaient un rapprochement très convaincant entre la science-fiction et le roman policier-, Je suis une légende est une des pierres fondatrices de l'Esthétique de la Fusion. En bousculant les frontières entre les ghettos des littératures dites de genre, celle-ci présidera, au cours des années quatre-vingt-dix, à l'émergence d'une nouvelle littérature fusionnelle qui explosera au tournant du millénaire. »
C'est ainsi que Francis Valéry parle du livre de Richard Matheson dans son guide de lecture, Passeport pour les étoiles. Le hasard a voulu que je lise L'homme démoli et Je suis une légende à la suite(sachant que Terminus les étoiles m'attend bien sagement également) sans m'être rappelé que Valéry les considérait tout deux comme des pierres angulaires de la littérature de genre. Il n'y a pas grand chose à rajouter aux mots de Valéry. Ce roman est un livre impressionnant par son ambiance de fin du monde que vient contrebalancer la vie finalement banale et routinière que tente de préserver Robert Neville, le dernier homme sur Terre à ne pas avoir été victime d'un virus vampirique qui a transformé tous les êtres humains en suceurs de sang.
Comme d'habitude chez Matheson, une écriture d'une efficacité et d'une rigueur à couper le souffle pour un sujet passionnant. L'écrivain propose une vision scientifique et rationnelle d'un mythe folklorique, le vampirisme, et lui donne ainsi une réalité triviale où sang, bestialité et sexe (de façon assez subtile, on est en 1954, Les amants étrangers de Farmer n'a que deux ans) se côtoient. Pas de romantisme, ni de vision gothique dans le fait de chasser le sang du premier venu. Le vampire est un malade, la victime d'un bacille présent au sein de l'humanité depuis des siècles, qui a muté et s'est brutalement répandue par le biais de tempêtes et d'insectes. La grande idée du livre, c'est finalement de retourner la façon d'appréhender les vampires. De légendes monstrueuses, ils passent au stade de successeurs de l'humanité. Neville devient l'exceptionnel, le monstrueux aux yeux de la nouvelle race dominante. Et sa mort n'en fera bientôt plus qu'une légende, le dernier représentant d'une race maintenant éteinte.
Classique de la SF, ce livre court et dense est vraiment à recommander. A lire d'urgence avant de voir le film de Francis Lawrence avec Will Smith qui sortira en fin d'année.





