20 avril 2009
Oui-Oui et Conan
-> Durban est une ville d'Afrique du Sud. Il y a 9 ans, il y a eu une grosse polémique à cause du sommet contre le racisme qui s'y est déroulé. Alors qu'un nouveau se déroule cette année à Genève, pourquoi diable la presse s'obstine-t-elle à appeler ça Durban II ??? !!! Parce que c'est catchy, coco. C'est la sequel d'un conflit. C'est une belle histoire. Merde. Laissez le storytelling à ceux qui font ça depuis la nuit des temps, à savoir les conteurs, les écrivains. L'info, le journalisme, ce n'est pas du storytelling. Terme d'ailleurs super hype trouvé au détour d'un bouquin qui fait bien.
-> J.G Ballard est mort. Toujours pas fini son CRASH, mais il est de notoriété publique qu'il s'agissait d'un grand écrivain. Iconoclaste, incisif, parfaitement recommandable donc.
-> En rangeant des bouquins, tomber sur la bio d'Enid Blyton par François Rivière. Pour le scénar de court-métrage auquel je bosse, ca tombe à pique. A défaut de Six Compagnons, on aura le Club des Cinq. A ajouter à la pile de lecture.
-> Enfin terminé CONAN
LE CIMMÉRIEN T.1: 1932-1933.
Mon Dieu que ce fut long ! Le style
très pulp, sans fioriture, devrait rendre la lecture plus fluide,
mais bien au contraire. C'est tellement sec, tellement aride, avec
seulement de rares points d'eau pour relancer l'intérêt, que la
lecture se fait sans plaisir, comme obligé. Il y a quelques bonnes
idées, mais sans plus. Dans sa postface, Patrice Louinet est, par
contre, passionnant dans son récit sur la maturation et l'écriture
de ces récits. Il convient qu'une bonne part d'entre eux relèvent
de l'alimentaire, des textes sans grandes saveurs, débitant une
recette éprouvée pour vendre. Certains ont une valeur historique
particulière comme les premiers qui posent les bases de l'univers de
Conan (dont le fameux Tour de L'Éléphant), mais peu ont
réellement d'intérêt. Mon préféré est Le Colosse Noir
qui est vraiment épique. Et La Maison des Trois Bandits pour
son coté original. Quelques passages ici ou là soulèvent
l'intérêt, mais la moisson est maigre. Il faut se rappeler que
c'est de l'écriture commerciale. Ca n'a rien de honteux, mais sur la
longueur, on souffre. Parait-il que les deux tomes suivants sont plus
intéressants. On verra peut-être ça.
19 avril 2009
Histoire de porte-feuilles et de porte-flingues
-> Était au
bric-à-brac Terre des Hommes à l'école Jean Macé.
Récupéré pas
mal de bouquins... dont certains que je ne lirais jamais... alors
que je n'ai pas trop de sous... mais bon. On compte donc parmi les
acquisitions le premier tome des mémoires de Henry Kissinger, À LA
MAISON BLANCHE (1968-1973); LA VIE DE FILIPPO RUBÉ, premier roman
d'un auteur italien inconnu, Giuseppe Antonio Borgese, le quatre de
couv précise « Chant du cygne du roman, La Vie de Filippo Rubé
attendait notre fin de siècle (le XXème, le temps passe vite, NDA)
pour retrouver des lecteurs à qui ouvrir son merveilleux pouvoir
d'identification ». Ca donne envie; JÉSUS de Jacque Duquesne
qui se veut une biographie « réaliste » d'un certain
Jesus de Nazareth qui a laissé sa marque dans l'histoire il y a un
peu plus de 2000 ans; les MÉMOIRES INTÉRIEURES et NOUVELLES
MÉMOIRES INTÉRIEURES de François Mauriac, acheté parce qu'on en a
causé dans La Grande Librairie ce matin, auteur catholique à
tendance homo, ca m'interpelle. Et puis j'aime les mémoires. La
novélisation du DICK TRACY de Warren Beatty par Max Allan Collins,
auteur de polar et scénariste de comics à l'occasion; le roman de
William Peter Blatty, L'EXORCISTE qui a servi de base au film de
William Friedkin; un dictionnaire sur l'anglais américain, ca peut
servir et THE PRACTICE OF WRITING de David Lodge, en v.o s'il vous
plait.
-> Revu LES TONTONS
FLINGUEURS.
Toujours aussi bien. Et intemporel. J'espère que
personne n'aura l'idée n jour d'en faire un remake à la con. Par
contre, je me demande si ca ne serait pas possible d'adapter le roman
original, GRISBI OR NOT GRISBI de Simonin (je crois ?) en vrai polar
noir ? Ca pourrait être drôle.
-> Regarder LE
TALENTUEUX MONSIEUR RIPLEY d'Anthony Minghella.
Beau film à
l'esthétique poisseuse, superbe reconstitution de l'Italie des
années 50, coloré. Meurtre sous le soleil. Infesté par l'eau.
Ambiance jazz. Un film sur l'identité, ou plutôt
le manque d'identité. Avec même une référence à Clark Kent et
Superman :-).
18 avril 2009
Un peu de comics
-> Acheté le MARVEL
UNIVERSE de ce mois.
Le rapport qualité/prix de ce mag est
imbattable. C'est ma seule lecture VF. NOVA est très agréable et
GUARDIANS OF GALAXY prometteur. J'ai bien envie de commencer le
crossover AVENGERS/INVADERS dans MARVEL UNIVERSE HORS-SÉRIE.
-> Reçu les X-FACTOR
#65-69 commandé sur e-Bay.
Whilce Portacio. La saga de Nathan
Christopher et Apocalypse. Les débuts du long plot Askani. A cete
époque, ca paraissait encore simple. On se demandait juste où ca
allait mener. Pas loin, malheureusement. Je vois beaucoup plus les
défauts de Portacio maintenant, mais à l'époque, quelle claque !!
Quelle puissance ! Le 69 est moins joli à cause de la valse des
encreurs (il y a beaucoup de Al Milgrom, j'ai l'impression), mais
c'est la saga de l'île de Muir qui allait faire repartir la licence
X-Men dans une nouvelle direction. Et qui sonnent le glas du règne
de Chris Claremont. Quand on voit ceque c'est devenu !
Le 65, que
j'avais déjà, va pouvoir être vendu sur E-Bay. Me reste plusqu'a
trouver le 64 pour avoir tous les Portacio de la série. Faut que
j'arrive à commencer ses PUNISHER également.
17 avril 2009
Le lycée, ce monde cruel...
-> Bossé sur ANGOISSE AU LYCEE. J'ai envie d'en faire une aventure genre Les 6 Compagnons mais en trash, très noir. A bosser.
-> Pour ce script, revu, à titre d'information, l'épisode Voix Intérieures de la saison 3 de BUFFY CONTRE LES VAMPIRES. Typiquement dans la veine métaphore adolescente de la série. Ca ne m'a pas donner plus d'idées, mais ça m'a rappelé que cet épisode avait été repoussé au début de la saison 4. A l'origine, il devait, en effet, être diffusé la semaine après le massacre de Columbine. Le commentaire audio de la scénariste Jane Espenson m'a donné également envie de revoir la fin de la saison 3, celle avec le Maire qui se transforme en serpent. Apparemment, cette transformation un peu ridicule était une blague entre eux car ils ne savaient pas à quoi correspondait l'Ascension ! Faute d'idées plus pertinentes, la blague a finalement était retenue pour le Season Finale ! Espenson m'a donné aussi envie de revoir l'épisode Superstar avec Jonathan en mec cool. Y avait quand même de super bons épisodes dans cette série. Et Espenson confirme, les meilleures lignes de dialogues, ce sont souvent des réécritures de Joss Whedon.
-> Vu LE CHANT DES MARIÉES de Karin Albou.
Beau film, très féminin, très charnel. Des maladresses (dans le montage, dans le cadrage où des micros apparaissent parfois), mais une belle histoire d'amitié dans le Tunis de 1942. Où l'on voit les nazis prétendre venir au secours des musulmans contre les juifs qui leur auraient volés leur pays avec les Français. Entendre les nazis promettre l'indépendance de la Tunisie est assez ironique. On imagine la déception si les nazis étaient restés ! Il y a un beau personnage masculin dans le film. Il est peu utilisé, mais de magnifique façon. Le père de Nour est quasi invisible et à l'air inflexible. Il l'est, mais dans le bon sens, puisqu'il ne rentre pas dans le jeu de la propagande allemande et guide sa fille sur la voie de la tolérance.
16 avril 2009
Un peu de musique
-> Découvert ELBOW et ELECTRIC SIX. A surveiller.
Découvrez Elbow!
15 avril 2009
Le monde a changé. Pas lui
-> Vu OSS117-RIO NE
RÉPONDS PLUS
Excellente suite au
premier OSS117. Toujours le même humour décalé, la même veine
parodique, mais une parodie luxueuse, avec une vraie ambition
cinématographique. Le cinéma des années 60 est brillamment recyclé
(utilisation hilarante des split-screens, références appuyées à
Hitchcock). Jean Dujardin campe un agent caricatural, beauf, raciste,
misogyne... OSS 117 ne voit pas le monde changé autour de lui. Les
années 60 furent une décennie de mutation, mais Hubert Bonisseur de
la Bath, lui, s'accroche à toutes les certitudes qu'on lui a
inculqués. A noter, un Pierre Bellemare hilarant en chef des
Services Secrets français.
11 avril 2009
Ombres en mouvements
-> Un drap blanc sur
une pelouse parisienne. Dépassant juste, une main, un bras, une
chemise à carreau et une paire de chaussure, des godillots presque.
C'était un dimanche matin. Un exilé afghan vient d'être poignardé.
Anonyme. Sans identité. Juste un drap blanc. Dans 13h15 LE SAMEDI,
un sujet touchant qui essaye d'imaginer la vie de ce réfugié: son
enfance pauvre dans les montagnes afghanes, la guerre, la violence,
son voyage -dangereux- à travers l'Asie et l'Europe et puis
l'arrivée à Paris. Pour finir sur une pelouse. Sans nom. Sans
visage.
Enfin, pas tant que ca,
mais l'exercice, pour anti-journaliste qu'il est, est suffisamment
émouvant pour valoir le coup.
08 avril 2009
La culture, c'est comme la confiture
->Vu HITLER-STALINE sur
Arte.
Un portrait croisé
d'Hitler et de Staline qui ne nous apprend pas grand chose. Ils
étaient tout deux d'origines modestes, il savaient manipuler les
foules et étaient de grand mégalos paranoïaques. Merçi Arte pour
ces informations si précieuses !!
07 avril 2009
Arlésiens
-> Vu CASQUE BLEU de
Gerard Jugnot.
L'idée de placer des
personnages de comédies au coeur d'un conflit civil avait de quoi
séduire. C'est un peu LES BRONZES au coeur des Balkans. Sous couvert
d'un film léger, opposer au spectateur la réalité cruelle de la
guerre. Hélas, hormis une scène où les protagonistes traversent
les ruines du conflit sous un air d'Edith Piaf (4 ans avant
Spielberg, signalons-le), la dénonciation est quand même molle du
genou. Parce que Jugnot reste toujours dans l'optique de faire une
comédie, les personnages sont trop caricaturaux pour que l'on ait
peur pour eux. Malgré le danger, leurs caractère n'évoluent pas,
restant des archétypes comiques bas du front. On sait qu'il ne leur
arrivera rien. Trop sage, Jugnot n'a pas oser aller jusqu'à
sacrifier un de ses personnages, les victimes du conflit se limitant
aux autochtones et à un chien. Le métrage en perd du coup
énormement en impact. La seule note un peu polémique du film se
cache en fait dans son titre. De casques bleus, il n'y en pas dans le
film, sauf à la toute fin, quand tout est terminé. Une manière
acide de pointer la relative inutilité de ces forces armées, mais
impuissantes. C'est bien peu pour un film qui aurait pu être
beaucoup plus original que ça.
06 avril 2009
Wolvie pas content !!
-> WOLVERINE AND THE X-MEN
Histoire de surfer sur la
prochaine sortie du film Wolverine, voilà qu'on nomme cette nouvelle
série animée consacrée aux X-Men WOLVERINE AND THE X-MEN. Pour
l'occasion, Wolverine est appointé chef de l'équipe !!!!!!! Suite à
une grosse catastrophe, le Professor X et Jean Grey disparaissent,
signant la fin des X-Men. Mais la paranoïa anti mutante faisant des
ravages, Wolvie décide de reformer le groupe. Niveau scénario, on a
droit à quelques bonnes idées, comme le Prof X coincé dans un
futur où les mutants sont parqués dans des camps, au milieu de
scripts impersonnels et inintéressants. Pour le reste, les designs
sont laids et l'animation assez sommaire.

