Dans le carquois

Le carnet de bord (Artistique, Recensioniste et Citoyen) de l'Archer Vert AKA Alain Roussel

29 janvier 2009

Sans lien aucun

->Le préfet de la Manche muté suite aux manifestations anti-Sarkozy à Saint-Lô. Sans commentaire.

http://www.20minutes.fr/article/294619/France-Le-prefet-de-la-Manche-mute-suite-aux-manifestations-anti-Sarkozy-a-Saint-Lo.php

->Vu WALKYRIE de Bryan Singer.
WalkyrieBon, après LES INSURGÉS et CHE, PREMIÈRE PARTIE, je fais encore dans le film historique avec ce métrage qui retrace, à la mode hollywoodienne, l'opération Walkyrie. Une opération menée par des généraux allemands en 1944 et qui avait pour but d'assassiner Hitler et de prendre le pouvoir. Le 20 juillet 1944 à Rastenburg, le colonel Von Stauffenberg dépose une bombe près du Führer lors d'une réunion. Des circonstances malheureuses l'ont obligés à n'utiliser qu'une seule des deux charges explosives initialement prévues pour l'attentat. L'explosion a lieu et Von Stauffenberg est persuadé qu'Hitler est mort. Mais, à Berlin, les informations sont contradictoires et les conjurés hésitent à mettre leur plan à exécution. Leur coup d'État a pourtant bien lieu et se déroule parfaitement durant quelques heures. Finalement, l'annonce  qu'Hitler est vivant y met fin et les « traîtres » arrêtés et/ou exécutés.Bundesarchiv_Bild_146_1972_025_10__Hitler_Attentat__20
Fan du travail de Bryan Singer (USUAL SUSPECTS, X-MEN 1 &2, SUPERMAN RETURNS), j'attendais ce film avec impatience. Avouons que le résultat est en deçà des espérances. Très académique, sans réelles prise de risques, le film déroule la chronologie des événements de façon scolaire. Bien sûr, comme à l'accoutumée, il y a des fulgurances comme l'attaque aérienne dans le désert, la scène du bombardement chez les Von Stauffenberg, fondatrice au niveau de la psychologie du personnage principal, le plan final et époustouflant de la scène de l'église ou bien l'étrange ambiance qui régne dans la cour de la garnison de réserve. Et comme à l'accoutumée, le casting est excellent. Tom Cruise n'est pas trop crispant et le charisme d'acteur comme Kenneth Branagh, Bill Nighy ou Terence Stamp n'est plus à démontrer. Reste que tout cela est noyé dans les rouages trop classique d'un thriller historique dont la fin n'est que trop connu.

Plus d'infos sur ce film

Posté par archer vert à 11:43 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


26 janvier 2009

La délation selon Dan Simmons

-> Un grand auteur, mais visiblement, un vrai  connard:

http://generationscience-fiction.hautetfort.com/archive/2009/01/26/la-delation-selon-dan-simmons.html

Posté par archer vert à 11:41 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2009

A la marge

->J'adore. Pour conclure un reportage sur les manifs contre la vie chère à la Guadeloupe, le journaliste ne trouve rien de mieux à déplorer que le sort des pauvres touristes présents sur l'île. Comme si ce département français n'était juste qu'un territoire de plaisance pour les « vrais français » !!

-> Lu SILENT WAR de David Hine & Frazer Irving (Marvel Comics).
Silent_War_01_covSuite aux événements d'HOUSE OF M, de SON OF M et de tout un tas d'autres mini-séries événements comme Marvel en pond des chiées depuis de nombreuses années, le peuple des Inhumains a perdu les Cristaux Terrigénes qui permets aux jeunes Inhumains d'acquérir leurs pouvoirs. La situation est tellement grave que le d'habitude si sage roi Flèche Noire déclare la guerre à l'humanité pour les retrouver. Une guerre qui reste larvée au début de cette série limitée en 6 numéros, mais qui va très vite dégénérée après la capture d'un petit commando Inhumain. Mais c'est surtout à l'intérieur de leur propre cité que le mal guette. Une chouette petite mini-série qui vaut surtout pour les dessin, à la fois beau et étrange, de Frazer Irving.

Silent_War_04_p01 Silent_War_04_p04 Silent_War_04_p05 Silent_War_04_p06

Posté par archer vert à 11:29 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 janvier 2009

Viva la revolucion ! mais pas au cinéma

-> Vu CHE, 1ERE PARTIE – L'ARGENTIN de Steven Soderbergh.
Che_1ere_PartieLa biographie du Che par Soderbergh. Ou du moins, pour le film qui nous intéresse ici, son arrivée à Cuba et la prise du pouvoir par les Castristes. Du bel ouvrage réalisé par un réalisateur qui peut passer du film d'auteur à la grosse prod' thunée avec l'élégance et le talent de son Danny Ocean. Ici, c'est le grand écart entre les deux que tente le réalisateur. Un sujet historique fort, vue par le prisme d'un gimmick de construction (un jeu d'aller-retour entre deux période de sa vie, la guérilla dans la jungle et son voyage , quelques années plus tard aux États-Unis pour parler aux Nation-Unies) plus un casting dominé par la prestation confondante de Benicio Del Toro. Pour, au final, accouché d'un film assez stérile, le cul entre deux chaises. C'est bien fait, bien filmé, mais à part la vague dénonciation de l'embourgeoisement du Che, ca n'apporte pas grand chose de reflexif sur le personnage. Mais je n'ai pas encore vu la deuxième partie.

Plus d'infos sur ce film

Posté par archer vert à 11:13 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2009

Coeur d'artichaud au Far West

->Vu UN MYSTERIEUX ETRANGER (The Outsider) de Randa Haines.
The_OutsiderUn après-midi coincé chez mon frère pour une histoire de clefs (cherchez pas). Surfage sur Internet en suivant d'un oeil distrait l'abîme des programmes TV de l'après-midi. Tiens, un western sur la 6 ? Oui, enfin, encore un téléfilm romantique niaiseux comme la chaîne a l'habitude d'en aligner tous les jours à ces horaires. Mais une ritournelle bien connue me sors du PC portable. La mythique ouverture qui annonce un programme HBO que les fans de OZ, des SOPRANOS et de SEX AND THE CITY connaissent bien. Ma curiosité est piquée.
Dans une communauté quaker, une veuve (Naomi Watts) et son jeune fils, menacés par un promoteur  et sa bande,  recueille un étranger (Tim Daly) gravement blessé et visiblement hors-la-loi. Entre les deux vont se nouer des liens très fort, sous l'œil désapprobateur de la communauté traditionaliste de la jeune femme.
Bon, on ne va pas se raconter d'histoire. Ce n'est pas un grand film. Mais c'est un honnête téléfilm, qui n'évite pas la violence et le sexe (même si ça reste soft quand même, n'exagérer pas, c'est un après-midi sur M6 :-) ) et qui,  pour arriver à son inévitable happy end, montre une jeune femme renier sa communauté d'origine pour devenir, comme son amant, une outsider. Et puis, oui, j'ai un coeur de midinette, et alors ?

Posté par archer vert à 11:09 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2009

Res Publica au fond des bois

->Vu LES INSURGÉS (Defiance) de Edward Zwick.
Les_InsurgesAdaptation cinématographique d'une partie méconnue de l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale, révélée par le livre de Nechama Tec, Defiance: The Bielski Partisans. En Bielorussie, les frères Bielski, après avoir vu leurs parents massacrés par les nazis, se réfugient dans la forêt toute proche qu'ils connaissent bien. Très vite, ils sont rejoints par d'autres juifs fuyant l'extermination et les Bielski doivent se résoudre à les prendre sous leur protection. La vie s'organise bientôt dans un campement de fortune. Mais les deux aînés de la fratrie s'opposent sur les directions à prendre. Tuvia (Daniel Craig) veut simplement accueillir et protéger ceux qui se présentent à eux. Zus (Liev Schreiber),lui, veut faire de la communauté naissante une milice pour combattre les Nazis.
Plus qu'un film de guerre, les insurgés est avant tout l'histoire d'une communauté qui se construit, avec tout les choix que cela suppose. Car derrière l'organisation au jour le jour du campement, c'est à une véritable réflexion politique auquelle on assiste. De l'organisation des rations  au sort d'un prisonnier allemand, Tuvia, le chef charismatique du groupe, doit prendre des décisions parfois difficiles pour le groupe, jongler entre son humanité et le nécessaire usage de la force. Des thèmes chers au réalisateur de COUVRE FEU. La dernière partie du film retrouve le ton d'un film de guerre plus traditionnel avec bataille rangée filmée façon Soldat Ryan, mais en beaucoup plus sage. Dans le genre, le film de Zwick est plutôt mineur, mais il se laisse voir sans déplaisir grâce à l'humanité de ses personnages.

Plus d'infos sur ce film

Posté par archer vert à 22:39 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2009

Exercice de style

->Vu L'OCCITANIENNE – LE DERNIER AMOUR DE CHATEAUBRIAND de Jean Périssé.
L_OccitanienneLe huis-clos est un exercice qui peut se révéler extrêmement avantageux lorsqu'on a peu de budget.  Le besoin minimum en acteurs, un décor principal unique, qui évite de multiplier les déplacements et les mises en places (qui est ce qui est le plus bouffe-temps et bouffe-pognon sur un tournage) et qui ne nécessite pas un matériel excessif. Hors, il se trouve être aussi l'exercice le plus difficile à écrire, le plus difficile à filmer et aussi, le plus difficile à vendre aux spectateurs (et par extension aux producteurs qui ont cette désagréable propension à être persuadé qu'ils savent exactement ce que veulent les spectateurs). Sinon, croyez bien que 99% des premiers films seraient des huis clos ! Difficile à écrire car un huis clos doit pouvoir capter l'attention du spectateur en permanence sur un nombre limité de conflits. En gros, vous êtes tenus de broder sur le même sujet tout le long de votre film puisque, par définition, on ne peut pas aller voir si, pendant ce temps-là, à Vera Cruz, le sable y est plus chaud. En fait, les vrais huis clos se font plutôt rare. Il y toujours un moment où un élément étranger au décor, au casting  et/ou à la situation  d'origine va se manifester pour relancer la machine dramaturgique. Qui plus est, le huis clos se caractérise généralement par un recours quasi systématique au discours, à la parole. Unité de temps, de lieu, d'action, recours au dialogue. Diantre,  cela nous rappelle nos cours de théâtre au lycée. Car oui, le huis clos est un genre parfaitement théâtral *. Ce qui en fait évidemment un genre très difficile à filmer !! Le cinéma est par définition l'art du mouvement dans l'espace. La limitation de l'espace restreint forcément le mouvement. Au réalisateur de déployer toute sa grammaire  cinématographique pour  éviter le soporifique champ/contre-champ. Mais même là,  l'ennui n'est pas forcément vaincu. Il faut bien évidemment que l'intrigue et le texte soient suffisamment fort. En l'occurrence, dans ce film, il s'agit de la rencontre entre Chateaubriand (Bernard Lecoq) et une jeune admiratrice (Valentine Teisseire) avec qui il entretient une correspondance enflammée depuis longtemps. Lui, transporter par la beauté de la jeune femme, elle,  exalter par la vie exceptionnelle qui pourrait s'ouvrir à elle, ils se laissent griser par une éventuelle relation entre eux. Mais le célèbre poète vieillissant peut-il laisser une jeune fille de bonne famille promis à un mariage ennuyeux gâcher sa vie à partager ses dernières années ?  C'est cette question qui va tourmenter les deux âmes, une nuit orageuse dans un hôtel des Pyrénées, sous le regard affectueux du maître d'hôtel (Roger Souza) qui va servir de choeur antique à la pièce qui se déroule sous nos yeux. L'Occitanienne a bel et bien existée. Chateaubriand évoque sa rencontre avec elle au détour d'une simple ligne de ses Mémoires D'Outre-Tombe. A partir de cette simple ligne, Jean Périssé imagine une version plus romantique de ce tête-à-tête. L'on disait plus haut que l'espace réduit limite le mouvement et donc la force du cinéma. L'OCCITANIENNE en est l'exemple quasi mathématique. La première partie du film qui se déroule dans l'immense hall de l'hôtel-restaurant parvient à susciter l'attention en permettant à la caméra et aux acteurs de larges mouvements. Lorsque les personnages s'enferment dans l'une des chambres, l'exiguïté du lieu diminue aussitôt l'intérêt de leur drame. Il faut donc s'armer d'un peu plus de courage pour venir à bout de la dernière partie. Mais l'ensemble se suit de façon assez plaisante. A noter, pour finir, que le réalisateur a publier un fort beau livre reprenant le storyboard dessiné pour le film.

 

* HUIS-CLOS n'est-il pas une des pièces les plus célèbres de Sartre ?

Plus d'infos sur ce film

Posté par archer vert à 22:01 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2009

Petit polar provincial

->Vu DUEL EN VILLE.
Duel_en_ville_france_3Petite série policière en 4 épisodes qui ne paye pas de mine, mais qui se laisse agréablement voir. Il y a là notamment un perso de bad guy assez croquignolet et le choix d'un acteur comme Xavier Beauvois, au physique banal mais attachant, pour jouer le rôle du flic est assez bien vu.


Bande annonce de Duel en ville, réalisé par Pascal Chaumeil
envoyé par bigbillbronzy

Posté par archer vert à 21:58 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2009

C'est la lutte finale!!

->Vu DERNIER MAQUIS de Rabah Ameur-Zaimeche.
Dernier_MaquisDrame social, DERNIER MAQUIS raconte, par plan-séquence, la vie quotidienne dans une petite entre prise de palettes de la région parisienne. Une petite entreprise qui se divise entre la manutention de palettes, dominée par des ouvriers de l'Afrique Noire et la mécanique, dominée par des ouvriers arabes. Tous sont musulmans, ou rêve de le devenir, comme le personnage dont les mésaventures de sa conversion, à la fois cocasses et pathétiques, occupent la première partie du film. Pour le bien être de ses employés, le patron de l'entreprise (Rabah Ameur-Zaimeche) décide de financer une mosquée, dont il nomme l'imam. Les ouvriers de la manutention s'en félicite, ceux de la mécanique se méfient de la connivence patronat-religion.  Et ils ont raison, car l'imam suit les indications du patron. Drôle de bougre, celui-là. Nommé Mao, un patronyme qui peut s'entendre comme le chef de la révolution communiste chinoise ou comme le diminutif du prophète Mahomet. Il pilote l'imam, mais se soucie de ses ouvriers. Il négocie une augmentation avec les ouvriers de la manutention par l'intermédiaire du « chef du village », car les musulmans d'Afrique noire reproduise à l'intérieur de l'entreprise l'organisation d'un village tribal. Mais il tente également de fermer la partie mécanique. Un geste qui va pousser le dernier segment du film. Les ouvriers de la mécanique se refuse au sort du chômage et organise un blocus de l'entreprise.

Y arriveront-ils ? On ne le saura pas. Le film s'arrête avant. Il n'est qu'une tranche de vie. Un morceau  de la vie de l'entreprise filmé en long plan-séquences contemplatifs et naturalistes. La plupart des acteurs sont amateurs, les scènes souvent improvisées. Pourtant, les plans sont particulièrement bien travaillés. L'esthétique, au sein d'une entreprise pleine de palettes uniformément rouge, particulièrement mise en valeur. La palette est d'ailleurs un symbole. C'est l'outil qui permet de transporter en gros tous les produits de consommation. C'est un peu le socle physique de la vie économique. DERNIER MAQUIS est un drame prolétarien qui interroge le lien entre travail et religion, travail et immigration, comme à la fin du XIXème siècle avec la religion catholique et les vagues d'immigration italiennes, espagnoles ou polonaises. DERNIER MAQUIS ou l'esprit de Zola toujours vivant à l'orée de 21éme siècle.

Plus d'infos sur ce film

Posté par archer vert à 20:08 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2009

Héroique

->Lu BEYOND! de Dwayne McDuffie et Scott Kolins.
Beyond_01_covEncore une série qui fonctionne sur la promesse d'une suite, encore plus spectaculaire. Ici, le point culminant de l'intrigue, la mort de Gravity, se suffit à lui-même, mais non. Il s'agit évidemment d'un premier pas vers de grands événements (dont on ne sait encore rien) qui changeront le monde tel que l'on le connaît à jamais bla bla bla. Du marketing bas de plafond qui vient polluer une saga plutôt agréable qui aurait pu faire un arc honorable d'une série AVENGERS par exemple. Des héros et des vilains sont téléportés sur  un monde extraterrestre. Le Beyonder, un être quasi divin leur propose de s'entretuer. A celui qui survit, tous ces souhaits seront exaucés. Si les héros ne mangent pas de ce pain là, les vilains, en revanche, sont prêts à se laisser tenter. A partir de là, le scénariste Dwayne McDuffie défie les attentes, choisit l'étude de personnages plutôt que la baston à tire-larigot et compose une aventure spatiale enlevée et dynamique. Une vraie histoire de super-héros colorés à l'ancienne qui a pour seul but de divertir, tout en nous menant vers une conclusion dramatique et le sacrifice du héros Gravity. Un sacrifice aussitôt désamorcé par la révélation que sa mort n'est qu'un prélude à un funeste futur, patati patata. Deux ans plus tard, on ne sait toujours rien sur cette grave menace et l'on sait que Gravity va probablement ressuscité un jour. Gravity, c'est un peu le syndrome Nova (copie de Spider-Man, mais dans l'espace). Un personnage monté de toutes pièces façon Marvel, comme on suit bêtement une recette. Le plat sent le réchauffé, mais à force de la présenter à toutes les sauces, on s'habitue au goût et on commence même à l'apprécier. Il suffit que les bons auteurs se présentent au bon moment pour y ajouter les épices qu'il faut et le personnage tient enfin la route. C'est ce qui est arrivé à Nova, c'est ce qui arrivera peut-être à Gravity. On le souhaite en tout cas pour ce sympathique personnage.
Beyond_01_p11 Beyond_02_p05 Beyond_05_p03 Beyond_06_p02

Posté par archer vert à 19:22 - Carnet de bord - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »