23 juillet 2007
Lundi 23 juillet 2007
Quelques minutes de bonheur
La Dance des années 90 n'a pas fait que de la merde, elle a fait ça aussi. Le groupe se nomme Army of Lovers et c'est le meilleur antidépresseur que je connaisse !!
A noter que le petit moustachu, Alexander Bard, est aujourd'hui un intellectuel zoroastre reconnu qui théorise la fin du capitalisme au profit de l'informationalisme !!
09 juillet 2007
Lundi 09 juillet 2007
Lu L'HOMME DÉMOLI d'Alfred Bester.
Grâce à Denoël, l'occasion nous est donner de redécouvrir un des très grands auteurs de SF américaine, Alfred Bester (voir là). L'HOMME DEMOLI est sans doute parmi les premiers bouquins à avoir mélangés les genres SF et polar ensemble. Il nous raconte comment un flic télépathe, Lincoln Powell, va tenter de coincer Ben Reich, un homme d'affaire brillant qui a réussi l'impossible: commettre un meurtre dans un monde de télépathes. Le livre est l'histoire de cet affrontement entre ces deux protagonistes, le flic hyper-moral, rigide et efficace face à un homme d'affaire à l'intelligence retorse et en proie à des démons intérieurs. Le livre fait ainsi la part belle à la caractérisation de ses deux personnages principaux, mettant en oeuvre de façon littérale les théories psychanalytiques de Freud sur le subconscient, l'analyse des rêves . La régression hypnotique et l'attirance père-fille est même évoqué dans la relation entre Powell et la fille de la victime du meurtre.
Le roman est donc l'opposition de deux caractères forts, mais aussi de deux visions de la vie. Lincoln le flic, n'est finalement qu'un rouage, une part de la machine sociale de même que Lincoln le télépathe, malgré sa position de pouvoir au sein de la Guilde des Extrapers, n'en est également qu'une composante et sera même l'enclencheur du pouvoir collectif des télépathes pour démolir Reich. Lincoln ne se considère pas comme un surhomme, mais comme un chaînon vers une évolution positive de l'humanité, un avenir meilleur pour lequel il est prêt à se sacrifier. Reich, lui en revanche, est un individu, solitaire, sans famille connu, qui ne vit que pour l'argent et le pouvoir, que dans l'assouvissement de ses désirs. Si Lincoln est un moyen, Reich est une fin en soi. On est finalement en pleine opposition idéologique communisme/capitalisme. Et à la fin, c'est le communisme qui gagne !! Fallait oser en pleine période de maccarthysme !
Outre ces thématiques, L'HOMME DÉMOLI met en avant son style d'une très grande qualité. Bester pousse même le vice à tenter de visualiser sur le papier le brouhaha des conversations télépathiques par l'intermédiaire de construction calligraphique compliquée (au grand dam probablement du traducteur !!). Un livre pionner qui reste d'une grande modernité dans son écriture et même dans le futur qu'il dépeint (si ce n'est les ordinateurs qui avalent des fiches perforées ! Mais ça fait aussi parti du charme du bouquin). A lire donc.
06 juillet 2007
Vendredi 06 juillet 2007
Au coin de la rue... un storm trooper !
Via Pulphope, le site du photographe Cédric Delsaux qui a composé une fort sympathique série de photos qui mêle architecture moderne et persos Star Wars. La visualisation d'un "Et si ?" de folie.
05 juillet 2007
Jeudi 05 juillet 2007
"Back to the sixties !"
Amoureux je suis
02 juillet 2007
Dimanche 01 juillet 2007
Lu MODERN MASTERS 01: ALAN DAVIS.
La collection MODERN MASTERS de Twomorrow Publishing s'est donné pour but de mettre à l'honneur des artistes d'importance dans le domaine des comics. Le premier tome est consacré à Alan Davis, dessinateur britannique qui mérite à n'en point douter d'ouvrir le bal. Sa science de l'anatomie et des ombres, son talent pour les expressions du visage, son storytelling impeccable en font un des tout meilleurs. Avec de nombreuses illustrations noir et blanc, ce bouquin rend d'ailleurs bien compte du talent de l'artiste, tout comme il rend également compte de ses influences qui vont de Neal Adams aux strips science-fictionnesques de Sydney Jordan ou Frank Bellamy. Qui plus est, l'homme est british et possède donc un humour certain qu'il met au service des héros dont il s'occupe, car il est aussi scénariste. Un scénariste qui aura appris avec les meilleurs puisqu'il aura travaillé au long de sa carrière avec les excellents Alan Moore (sur Captain Britain, Marvelman, DR & Quinch...) et Chris Claremont (Uncanny X-Men, Excalibur). Davis, au long de son interview au long cours, en profite pour rendre également hommage au beaucoup plus discret Mike W. Barr qui écrivit ces épisodes des Outsiders et de Detective Comics. Des influences qu'il aura en tout cas mis en oeuvre dans ce qui s'apparente pour moi à son oeuvre absolue, sa reprise d'Excalibur des numéros 42 à 67. Des épisodes qui sont de vrais petits chef-d'oeuvres.




