15 mai 2007
Jeudi 11 mai 2007
Le nouveau MAD MOVIES est sorti.
Pas forcément grand chose à se mettre sous la dent. Il y a à l'intérieur une critique dithyrambique sur SPIDER-MAN 3 qui n'en vaut quand même pas tant. Mêmes les défauts les plus flagrants du film sont retournés pour démontrer à quel point Sam Raimi est un génie... Mouais, faut quand même pas pousser. Sinon, il y a un article sur A L'INTERIEUR, prochain film gore français. Le casting est chouette (Alyson Paradis en femme enceinte pourchassé par la boogeywoman Beatrice Dalle), mais je méfie quand même de l'emballement excessif pour un film co-réalisé par un ancien de la Mad team. Autre article, sur la situation du film de genre en Europe, pays par pays. Pas lu, mais toujours intéressant de montrer comment on peut être en retard dans ce domaine en France.
Pris aussi le dyptique L'HOMME DEMOLI/TERMINUS LES ETOILES d'Alfred Bester chez Denöel/Lunes d'Encre.
Beau bouquin rééditant deux romans difficilement trouvables de Bester (agrémentés de deux préfaces signées Serge Lehman et Neil Gaiman et d'une bibliographie exhaustive). Pour moi, Bester, c'est l'écrivain d'une des nouvelles les plus mémorables qu'il m'ait été donné de lire. J'espère que la lecture de deux de ces cinq romans sera aussi prenante. Commencé en tout cas ma lecture dans un bar en attendant des amis et d'emblée, le style calme tout de suite:
« Explosion ! Onde de choc ! Les portes du coffre sautent. Dans les profondeurs, l'argent est entassé, prêt pour le pillage, les rapines, le butin. Qui est là ? Qui se cache dans le coffre ? Oh, mon Dieu ! L'Homme Sans Visage ! Qui regarde. Qui menace. Silencieux. Horrible. Fuir... courir...
Courir, sinon je vais rater le pneumatique de Paris et cette fille ravissante, au visage de fleur et à la silhouette de passion. J'ai encore le temps, si je cours. Mais cet homme devant le portail, ce n'est pas le garde. Oh, bon Dieu ! L'Homme Sans Visage. Qui regarde. Qui menace. Silencieux. Ne crie pas. Avant de crier...
Mais je ne crie pas. Je chante sur une scène de marbre étincelant tandis que la musique s'envole et que les lumières brillent. Mais il n'y a personne là-bas, dans l'amphithéâtre. Une grande fosse d'ombre... vide, hormis un seul spectateur. Silencieux. Qui regarde. Qui menace. L'Homme Sans Visage.
Et cette fois-ci, son cri produisit du son.
Ben Reich s'éveilla. »
On en reparle bientôt.
Mercredi 10 mai 2007
Joué à GOD OF WAR 2 sur PS2.
Maman ! Comment c'est bien ! Tout pareil que le un, mais en plus gros, plus fort, plus longtemps. Ami bourrins, Kratos est votre héros ultime !
Mercredi 09 mai 2007
Rêveur Rocker
Peut-être en avais-je déjà parler içi (mais pour tout vous dire, j'ai le flemme de vérifier les deux posts et demi du mois dernier), mais j'ai participer à l'élaboration du clip musical d'un groupe rock local. Une participation somme toute assez simple puisque j'apporte mon immense talent d'acteur pour incarner le héros de « Rêveur Rockeur ». Voiçi donc le premier clip de Deep inside your mind, appelé à devenir célèbre, ou à sombrer irrémédiablement dans l'océan de l'oubli collectif.
Mardi 08 mai 2007
Ca commence déjà.
Notre nouveau Président a tellement peaufiné son plan marketing pour se faire élire qu'il en a oublié l'après. Car, dans le genre boulette de communication, se faire inviter par son ami industriel millionnaire sur un magnifique yacht au large de l'ensoleillée île de Malte après une nuit dans une suite du Fouquet's et un petit périple en jet privé et cela à peine quelques heures après avoir déclaré qu'il voulait être le président de tous les Français, ca se pose là ! L'image du petit immigré hongrois a qui la France à tout donnée et qui va lui rendre au centuple grâce à la seule force de son travail en prend déjà un sacré coup quand elle est imaginé, cette force de travail, se dorant la pilule sur un transat sur le pont en tek du Paloma. Mais baste, il a bien droit à quelques jours de vacances et même dans le luxe si ca lui chante. Après tout, il ne fut pas le maire de Neuilly pour rien. Ce qui coince vraiment, c'est encore ce petit jeu trouble entre politique et économique, cette connivence entre décideurs publics et capitaines d'industrie. Où s'arrête l'amitié, où commence le renvoi d'ascenseurs ? Car peut-on vraiment imaginer une amitié à sens unique, sans contre-partie ? Et Bolloré d'enfoncer le clou: "C’est d’ailleurs une tradition dans la famille Bolloré qui a eu l’occasion de recevoir Léon Blum plusieurs semaines dans son manoir, au retour de captivité , ou Mohammed V de retour de Madagascar avant qu’il ne devienne roi du Maroc" Une tradition qui semble payer si on en croit la réussite du groupe. Au final se dessine une petite oligarchie, un microcosme néo-aristocratique, qui dirige peut-être réellement les citoyens bien plus qu'eux mêmes.
Lundi 07 mai 2007
Vu LA PRISE DE L'ELYSEE *, le docu sur la campagne présidentielle de Serge Moati.
Comme d'habitude, chez Moati, c'est bien foutu, intéressant, enrichissant, mais avec toujours ce petit coté léger et malicieux, cet humour distingué qui fait qu'on passe un agréable moment sur un sujet pas forcément guilleret au premier abord. Encore que ca serait oublier la formidable charge de théâtralité dont on a toujours su faire preuve la politique. Pour peu que l'homme politique soit en verve, que l'homme de la rue soit un poil remonté ou que la caméra soit bien cachée, une campagne est un merveilleux thème pour tourner un film de haines et de passions, de coup de théâtre et de rebondissements, de moments en équilibre entre épique et ridicule. Moati n'a pas eu accès aux grands. Sarkozy, Royal et Bayrou ont préférés déléguer des seconds couteaux. Qu'a cela ne tienne, les seconds couteaux sont souvent bien plus intéressant ou en tout cas plus libres. Seul LePen a accepté que la caméra le suive. Que le candidat de l'extrême droite soit le seul à jouer le jeu de la démocratie transparente (avec pour partenaire un indécrottable gauchiste !) a comme un arrière goût amer.
* Le lien offre le documentaire dans son intégralité.
Dimanche 06 mai 2007
Lu X-MEN HORS SÉRIE #28.
Cette mini-série en six épisodes traduite içi nous narre la première rencontre entre Ororo, la future Tornade des X-Men et Tchalla, prince du Wakanda et future Panthère Noire. Comme c'est la mode actuellement, le scénario n'a pas été confié à un pro du comic-books, mais à un romancier connu (en tout cas aux USA) Eric Jerome Dickey, avec toujours cette idée que le comic-books n'est plus un média populeux, disponible à chaque drugstore du coin, mais de véritables oeuvres culturelles, vendues en librairie, avec le nom de l'auteur en gros sur la jaquette. Ce pan de la sous-culture américaine commence à accéder (petit pas par petit pas, quand même, on n'en ait pas encore à nommé un scénariste au Prix Nobel de la Littérature !!) à une certaine considération, à une certaine légitimation (toute relative, répétons-le) dans le domaine intellectuel ou en tout cas sur le marché culturel. Pendant des années, le fan de super-héros, de costumes bariolés, de baston homérique a pesté contre le dédain dont faisait l'objet sa passion d'enfance: « infantile », « simpliste », « manichéen » que n'a-t-on pas entendu. Tout comme pour le film de genre qui hébergeait de grands cinéastes (Peter Jackson, David Lynch, Sam Raimi, John Carpenter), les comic-books abritaient pourtant de grandes signatures que l'intelligentsia s'évertuait à ne pas reconnaître. Et si des Alan Moore et des Frank Miller ont réussi à sortir de ce ghetto, combien de Chris Claremont, de Christopher Priest, de Peter David, d'Alan Davis n'ont pas les honneurs qui leur est dû ? Désir de reconnaissance du fan qui veut voir sa passion légitimer par une quelconque autorité morale. Et cette reconnaissance passe donc par l'adjonction d'auteurs célèbres dont le nom sera susceptible d'attirer un lectorat plus large. Bienvenue donc aux Paul DiFillippo, Brad Meltzer, Orson Scott Card et autre Jodi Picoult . On pourrait pourtant s'interroger sur l'intérêt de cette pratique qui met sur le devant de la scène des gens pour qui la BD n'est pas le métier principal. Car BD et roman sont deux support distincts aux règles et aux ficelles différentes. L'idée n'est pas de dire qu'ils sont incapable de faire le saut, mais bien d'évoquer la difficulté de ce saut. Et là, le rôle de l'editor de la série est essentiel. En tant que responsable éditorial, il connaît les personnages, la continuité, les règles d'écritures, les attentes de lecteurs. Autant de choses qu'un nouveau venu dans ce médium peut parfois ne pas connaître. Malheureusement, il peut arriver parfois que ces editors laissent leurs « Zauteurs » fraîchement acquis faire un peu ce qu'ils veulent.
C'est le cas içi. Le travail de Dickey n'a rien de répréhensible, soyons bien clair. Il y a (quelques) bonnes idées comme le fait de lier apparition des pouvoirs mutants à celui des règles féminines ou du désir sexuel * et le déroulement de l'intrigue se fait sans grosse contradictions. Mais c'est d'un chiant !!! 152 pages pour nous dire qu'Ororo et Tchalla étaient amoureux depuis leur plus tendre enfance ! Si encore cette relation amoureuse avait été forte, originale, forgée dans le drame des amants maudits à la Roméo & Juliette, mais même pas. Le synopsis est d'une platitude digne d'un mélo Harlequin. Quand aux méchants, ils sont d'une rare insipidité et ce n'est donc pas de leur coté non plus qu'il faut chercher une quelconque excitation de lecture. Dickey est, qui plus est, un auteur afro-américain engagé qui aurait pu taper dans le pamphlet anti-colonialiste par exemple. Il y a bien de vagues considérations sur le sujet, mais c'est, comme le reste, insipide et ne disant rien. Au final, STORM, c'est net, c'est carré, on a lu bien pire que ça, mais ça n'a rien d'extraordinaire. De vieux routiers du comics façon Chuck Dixon ou Ron Marz auraient pliés ça tout aussi bien et en beaucoup moins de pages qui plus est. Évoquons quand même pour finir la partie graphique. David Yardin et Lan Medina se partagent les dessins, mais il est facile de reconnaître qui à fait quoi. Les belles pages où les Noirs ont vraiment l'air d'être Noirs et où Ororo ressemble vraiment à une jeune fille de 12-13 ans, c'est du Yardin. Les pages bâclées où les personnages sont des occidentaux colorisés en marron et où Ororo est une pin-up siliconée, c'est du Medina. Malheureusement, sur la fin, c'est ce dernier qui est omniprésent et ce n'est pas pour rien dans l'impression de fadeur extrême de cet album.
Dans des cas comme celui-çi, le fan que je suis est un peu partagé entre le désir de voir les comic-books s'ouvrirent aux autres médias (« mélangeons, mélangeons, il en restera toujours quelque chose ! ») et s'établir comme un mode d'expression à part entière et la crainte de voir ces spécificités disparaître, diluer dans un grand formatage culturel.
Sarko président.
Et meeeeeeeeeeerrrrrrrrrrrrrrrddddddddddddeee-eeeeeeeeeeee !!! Bon, on le savait, on s'était fait à l'idée. Mais le voir là, à 20h, apparaître en photo avec son sourire de fouine, ça vous colle comme un frisson dans le dos. Impression que le cours de l'histoire de la France bascule vers autre chose. Que cette date aura sa place dans les futurs manuels d'Histoire. Ca va changer, oui, mais sûrement pas en bien ou en mieux. La majorité des Français vient de signer pour cinq années d'emmerdes. C'est le choix démocratique, on n'y peut rien. Mais ils se prendront à coup sûr un « On vous avez prévenu » dans les dents avant la fin de l'année.
* Pouvoirs et puberté: une idée qui a toujours été présente dans l'univers des mutants Marvel, mais jamais abordée de manière aussi frontale (en tout cas, pas à mon souvenir).
09 mai 2007
Samedi 05 mai 2007
Fais quelques courses: BUFFFY saison 6 et 7, j'ai enfin l'intégrale de la série. Le mois prochain , je commence ANGEL. Emilie Simon, LA MARCHE DE L'EMPEREUR, ça fait longtemps que je l'ai sur le dur, mais c'est quand même mieux de l'avoir en CD ! X-MEN HORS SÉRIE 28, qui traduit la mini-série Storm par Eric Jerome Dickey et David Yardin. Pour 2 euros, LE LIVRE D'OR De LA SF: A.E VAN VOGT, chez Presses Pocket. Jamais trop aimé VanVogt en romancier, voyons ce qu'il donne au format nouvelle. En plus, l'auteur y livre ses conseils d'écriture. L'antho a été composée par Patrice Duvic, une des grandes figures de la SF française, disparu récemment.
Vendredi 04 mai 2007
Rien de spécial.
Jeudi 03 mai 2007
Vu PARIS: ENQUÊTES CRIMINELLES, le spin-off français de LAW & ORDER: CRIMINAL INTENT (New York: section criminelle de par chez nous).
Bwahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaa !!!
Sinon, Vincent Pérez imite très bien Vincent d'Onofrio.
04 mai 2007
Mercredi 02 mai 2007
Pas vu tout le débat entre Ségo et le petit Maréchal, occupé que j'étais à suivre le feuilleton téléphonique de la vie amoureuse d'un pote. Malgré tout, j'ai quand même vu la belle montée au filet de Ségolène sur les handicapés, trémolos dans la voie et morale politique en bandoulière. Pas sûr de la totale sincérité du truc, mais la façon dont elle lui a renvoyé ses piques sur sa perte de sang-froid en parlant de « colères saines » était royale (- Même pas honte ? - Non pourquoi ? - Non, pour rien...). Dans l'ensemble, de toutes façon, la reine des abeilles socialistes a tenté de montrer qu'elle avait l'étoffe d'un chef d'état en mordant sur tout ce que laissait dépassait le petit maire(-de) de Neuilly. Quitte à se gouroir dans certains chiffres comme les 17 % d'électricité nucléaire. Les 50 de Sarkozy n'était pas mieux, vous me direz (ou pas, c'est comme vous voulez), bien que plus proche du chiffre réel. C'est juste qu'au moins le 17 correspond à une véritable statistique, et pas à un chiffre lancé dans le vent, comme ça. Toujours est-il que la candidate de gau... de gauch... uhm... attendez, je vais y arrivez... de g... non vraiment ça veut pas sortir... la candidate social-démocrate, disions-nous donc, s'est évertuée à montrer qu'elle en a, a contrario d'une petite crotte qui a tenter, mal, de ravaler sa morgue de roquet méprisant pour paraître sérieux, conciliant et sage. Des contre-emplois pour les deux candidats donc, mais qui nous aura au moins valu un joli match de catch verbal, où ça s'accrochait à tout bout de champs sur tout et n'importe quoi. C'était quand même mieux que le dernier débat en date qui avait multipliait, en son temps, par dix les ventes de Prozac.
L'occasion est trop belle pour ne pas faire un peu de politique sur ce blog qui se veut quand même citoyen (si,si, c'est marqué sur la bannière). Ces dernières semaines, un mail sur trois de ma boite est un lien ou un fichier pdf pour me dissuader, moi et mes concitoyens, de voter pour le petit Maréchal. Vous remarquerez dans un premier temps la qualité de mes contacts mails avant de vous faire la réflexion que je n'ai sans doute pas besoin d'être convaincu. C'est assurément vrai, mais il n'en est pas de même pour mes concitoyens qui, pour une bonne part, semble, avec l'aveuglement du troupeau bêlant, semble trouver une quelconque qualité au président-Führer de l'UMP. Pour l'édification des masses, voici un paragraphe Ultimate Sarko Bashing. A deux jours du scrutin, tous les moyens sont bons.
D'abord, le détournement, devenue classique de l'affiche de campagne:
La vie et l'oeuvre du Petit Maréchal (si vous sentait comme un frisson, c'est normal, c'est l'instinct de survie de votre liberté personnelle qui se réveille):
http://www.syti.net/SarkozyDanger.html
Même la Ligue des Droits de l'Homme le dit:
http://www.ldh-france.org/actu_nationale.cfm?idactu=1445
Le livre anti-Sarko - peut-être - censuré -sur ordre ?- par Michalon:
http://www.betapolitique.fr/spip.php?rubrique0043
Mais la liberté d'expression n'a jamais été son dada:
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=20521
Pas plus que la confrontation intellectuelle:
http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/04/03/le-cerveau-d-un-homme-de-droite.html
Parmi les joyeusetés préparées, la destruction d'un des meilleurs systèmes de soins au monde:
http://www.appelcontrelafranchise.org/
Comme dit Leto, " comment déclencher une guerre"... :
http://www.dailymotion.com/video/x1n371_sarkozy-insulte-lallemagne
... ou tout simplement comment opposer la police aux citoyens:
RAFLE A RAMPAL ( vidéo intégrale)
envoyé par majestic69
Indispensable, le portrait de Marianne du 14 avril 2007:
www.marianne2007.info/index.
Contre la rhétorique sarkozienne, des voix s'élèvent, heureusement...:
http://www.lautrecampagne.org/refutations.php
... et qui mieux que des écrivains spécialisés en SF et en polar noir pour nous dépeindre le sombre futur que nous prépare le candidat de la "droite dure":
http://rcw.nerim.net//Racaille.pdf
Enfin, c'est pas très malin, mais on peut toujours en rire:
(Le Ultimate Sarko Bashing a vu le jour grâce aux contributions de Réjane DiBianca, Leto, Lucie Chenu, Melanie Fazy et Sneed)


