28 mai 2007
Vendredi 25 mai 2007
Vu Pirates des Caraïbes 3: Jusqu'au bout du monde.
Troisième et dernier épisode de la saga de Jack Sparrow, le pirate le plus azimuté de la création. Un pirate qui n'est pourtant pas à la fête puisque son âme est prisonnière de l'Antre de Davy Jones. Pour le sauver, ses « amis » Will Turner, Elizabeth Swann et Barbossa doivent se rendre au dela des mers connus pour le ramener dans le monde des vivants. Ils ont en effet besoin de lui pour convoquer les Seigneurs des Pirates afin d'organiser la bataille contre la Compagnie Anglaise des Indes, menées par l'infâme Lord Cutler Beckett.
2H48, c'est la durée qu'affiche au compteur ce film de Gore Verbinski et il fat bien avouer qu'on les sent un peu passées. Il en faut des tours et des détours, des trahisons et des coups de théâtres pour en arriver à la conclusion de l'intrigue. Une conclusion qui a le bon goût de ne pas tomber dans le piège du happy ending, cela dit (annoncé en cela par une scène d'introduction qu'on n'a pas l'habitude de voir dans de si grosses productions). Mais ça ne change pas le fait qu'on parvient à s'ennuyer dans ce blockbuster estival à cause du trop crispant Barbossa, de la fade Keira Knightley ou de l'inutile Chow Yun-Fat. Bien heureusement, il y a de très bons moments qui compense tout ceçi: Jack Sparrow, seul à face à lui-même, dans l'Antre de Davy Jones, l'apparition de son père joué par le Rolling Stone Keith Richards, le constant abattage de Johnny Depp, la scène du mariage entre Will et Elizabeth. Autant de pépites qui sortent du lot dans un film qui accumulent tellement les rebondissements que ceux-ci en perdent toute saveur, voire qui confine un peu au ridicule avec le réveil de la déesse Calypso. Un film a moitié réussi donc.
Jeudi 24 mai 2007
Tiens, j'ai téléchargé Opera, un navigateur Web gratuit qui est très bien. Entre autres fonctions intéressantes, il dispose d'un logiciel Bittorrent intégré et les onglets s'ouvre sur une page d'appel rapide sur laquelle on peut disposer neuf sites de son choix. Bien mieux qu'Internet Explorer et même mieux que Firefox. Essayé, c'est l'adopter.
21 mai 2007
Dimanche 20 mai 2007
Lu plein de comics que j'avais en retard.
Quelques notes en vrac donc. Lu le premier AMAZONS ATTACK ! qui voit les mythiques amazones de la mythologie (dont on est issue Wonder Woman) attaquait Washington DC. Ca dépote pas mal, les arrières plans de Pete Woods où on voit l'armée des amazones faire de la destruction à grande échelle sont sympa. L'histoire en elle-même ne m'a pas emballé. Un personnage mort il y a 4-5 ans refait déjà son apparition, manipulé par une force maléfique. Super. Tony Daniel arrive enfin comme dessinateur régulier de FLASH. Il était temps, j'en avais soupé de l'immonde Ron Adrian. Lu d'un coup TALES OF THE UNEXPECTED #5 à 7. Ca y est, Cris Allen commence enfin à avoir sa crise de conscience à abriter le Spectre de la vengeance et on commence enfin à voir où en voulait venir Brian Azzarello dans Dr. 13, et, ma foi, c'est assez drôle ! Sinon, LEGION OF SUPER-HEROES et STORMWATCH: PHD continuent leur petit bonhomme de chemin, s'imposant comme d'excellentes séries.
Samedi 19 mai 2007
A la volée: Ubuntu, c'est bien. Et c'est pas si compliqué à prendre à main. J'adore !
Vendredi 18 mai 2007
Une lueur d'espoir ?
Le nouveau gouvernement est enfin connu. J'en serais presque content si il n'avait pas été dirigé par le Petit Maréchal et son aide de camp François Fion. Je suis même content que Juppé soit à l'écologie. Puisque la sourire de Dominique Voynet n'a pas marché, peut-être que la rigueur toute fonctionnaire du Père Fouettard bordelais fera changé les comportements. L'idée d'ouvrir à d'autres tendances en est également une plutôt bonne à la base. Toute la question sera de voir comment les différences de conception -qui inévitablement apparaîtront- seront réglées. Kouchner prend là de gros risques. Se couper de sa famille politique (au nom de l'intérêt supérieur du pays, plutôt que pour l'attrait de la place, espérons) tout en prenant la responsabilité des futures actions de ce gouvernement peut s'avérer dangereux pour sa future carrière. Mais voilà peut-être un cas de figure inédit qui va peut-être nous débarrassé du fléau de la politique partisane.
Petit Papa Leto
Thomas est passé avec des cadeaux plein sa hotte. De bons comics et un live CD d'Ubuntu, une distribution de Linux. Je suis donc passé du bon coté de la force informatique !
Jeudi 17 mai 2007
Terminé de revoir BAND OF BROTHERS. L'épisode « Pourquoi nous combattons » dans lequel la Easy découvre un camp de travail est toujours aussi fort.
Mercredi 16 mai 2007
Ca y est, c'est fait. Sarko est Président...
Dimanche 13 mai 2007
Rien foutu, malade. Bouquiné un peu et commencé la re-vision de BAND OF BROTHERS. Ces couillons de Warner Home Video ont même pas été foutu de doublé les interviews des vétérans de la Seconde Guerre Mondiale qui parsément les épisodes. Et là, trop mal au crâne pour me taper les sous- titres. Fait chier. Sinon, j'adore David Schwimmer en officier casse-couille, veule et incompétent !!
Samedi 12 mai 2007
Lu MARVEL ICONS HORS-SERIE #9
L'album traduit les épisodes 7 à 12 d'IRON MAN (Pour les six premiers numéros, voir là). Une nouvelle équipe artistique succéde à Warren Ellis et Adi Granov. Au scénario, les frères Knauf, créateur de la série télé CARNIVALE (connu par chez nous sous le sobriquet de CARNAVAL DE L'ETRANGE). Au dessin, un honnête second couteau, Patrick Zircher (NEW WARRIORS, NIGHTWING) dont le style au trait tranche avec les dessins générées par ordinateur d'Adi Granov, qui continue pourtant de produire les couvertures.
Avec les débuts des frères Knauf, Stark se retrouve accusé de différents meurtres à travers le monde, commis par Iron Man. Un état de fait qui pourrait bien compromettre un sommet de la paix que Stark organise au stade de Wembley et qui met le SHIELD, la super agence d'espionnage, en ébullition. On ne devoilera rien du reste de l'intrigue, mais vous pouvez d'ores et déjà parier vos billes sur l 'innocence de Stark. L'intérêt de l'histoire n'est pas là, mais plutôt comment Stark va se rendre compte que l'armure d'Iron Man est une arme en soi et que tout arme néccessite un contrôle. Cette prise de conscience sera essentielle pour la suite des évenements puisque que Stark va être le fer de lance d'un mouvement visant à ficher tous les super-héros de l'univers Marvel. Un mouvement qui va créer une cassure au sein de la communauté costumée où les partisans du recensement, rangés derrière Iron Man, vont affronter Captain America et son réseau de résistance souterrain. Une véritable « guerre civile » parmi les justiciers.
Espionnage, terrorisme, politique, l'univers Marvel se coltine avec des thèmes particuliérement ancré dans l'Amérique moderne, creusant un peu plus profondément une veine du réalisme initée par le scénariste fondateur de la firme, Stan Lee.
Iron Man: Extremis
Lorsqu'en 2005, Marvel décide de relancer au numéro 1 plusieurs de ces titres liés aux Vengeurs, elle confie la série IRON MAN au scénariste Warren Ellis et à l'illustrateur Adi Granov. Ellis est une star et Granov a bluffé son monde avec ses couvertures peintes numériquement sur le volume précédent de la série. Sur le papier, ce n'est donc pas loin de ressembler à une dream team, mais la réalité va être un vrai cauchemar pour Marvel. Car si Granov fournit de superbes pages, il les fournit au compte goutte. Pour terminer la saga Extremis que forment ces six premiers numéros, il faudra quasiment un an et demi.
Un parcours chaotique
Un an et demi donc, mais pour quel résultat ! Panini ne s'y trompe pas en proposant cette saga dans un luxueux volume cartonné. Les planches sont tout bonnement magnifiques et la colorisation par ordinateur convient parfaitement à l'ambiance métallique de la série. De plus, l'artiste a la bonne idée de ne pas tomber dans le piège de l'illustration figée. Les scènes de combat ne sont pas statiques et malgré le réalisme, les personnages n'étouffent pas sous les décors. On sent là un Granov particulièrement influencé par l'école METAL HURLANT. La surprise est heureuse car mise à part ces couvertures et une courte série confidentielle chez Dreamwave, il n'avait jamais vraiment fait parler de lui en matière de BD, puisqu'auparavant, il était essentiellement designer de jeux vidéos. Mais la qualité se paie. Déjà handicapé par un lancement trop rapide afin de coïncider avec les autres relancements de séries associées, la série va prendre un retard considérable. Conciliant, Granov va même proposer de confier à quelqu'un d'autre la mise en couleurs de ces planches. Mais Marvel refuse. La maison d'édition préfère joué sur l'unité graphique en ayant déjà l'oeil sur le futur recueil de librairie. Il faut dire que cela fait maintenant un moment que la firme privilégie la fabrication des Trades Paperbacks à celui des fascicules mensuels. Cela se traduit également par une dilution des intrigues. Ce qui aurait auparavant pu être raconté en deux-ou trois numéros doit l'être maintenant en 6 ou 8 pour pouvoir en faire des bouquins bien épais.
Ellis en mode Ellis
C'est malheureusement ce qui arrive ici. L'histoire tourne autour d'une technologie électronique qui a pour nom Extremis. Injecté dans le corps humain, cette technologie modifie l'individu pour en faire un sur-homme. Mais Extremis est volé pour le compte d'une milice d'extrême-droite. Maya Hansen, une des créatrices d'Extremis, fait alors appel à son vieil ami Tony Stark pour l'aider. Iron Man devra bientôt affronter le dangereux Mallen. Celui-ci a expérimenté le sérum et est devenu un être surpuissant au point que l'armure du Vengeur Doré ne s'avérera pas suffisante. Résumé comme ça, pas de quoi en faire 6 fois 22 pages. Qui plus est, il y a comme un arrière-goût de déjà-vu. Des terroristes racistes, des manipulations biologiques, on est dans l'univers bien balisé de Warren Ellis. Dans des oeuvres comme STORMWATCH, EXCALIBUR ou DV8, il a déjà abordé ces thèmes maintes et maintes fois. Pourtant, Ellis parvient à s'en tirer avec les honneurs. D'abord parce que le personnage de Tony Stark semble l'inspirer. Le scénariste le présente comme un scientifique qui veut changer le monde, le rendre meilleur par le biais de la technologie. Pour autant, il a dû mal à gérer ce qu'il a du faire pour se donner les moyens de son rêve. En effet, avant d'être cet industriel richissime, Stark a du travailler pour l'armée américaine et concevoir des armes, dont des mines qui continuent de blesser. Ce conflit est posé dès le premier numéro dans une scène où il est interviewé par un pseudo-Michael Moore. Tout au long de l'arc va se greffer de fréquentes réflexions et interrogations sur la science et ce qui peut en être fait. Stark va même jusqu'à se demander si au fond l'armure d'Iron Man n'est pas qu'une arme comme une autre et s'il ne s'est pas trompé de voie.
Du nouveau sous le soleil
On le voit, Warren Ellis a opté pour une vision très réaliste. Il faut dire que le scénariste est passionné par tout ce qui touche à la science et à la technologie. Il multiplie les références avec le monde réel, la technologie présentée est crédible, on est très loin du techno-délire des versions précédentes où l'armure d'Iron Man tenait toute entière dans une mallette. Ellis s'en amuse d'ailleurs au détour d'un dialogue. Dans son entreprise de modernisation, il en vient même à revoir les origines du héros. Ce n'est plus en Asie que le jeune Stark se prend un shrapnel en pleine poitrine, mais dans l'Afghanistan des Talibans. De même, les combats sont dépeints de manière très crédible. A ce titre, la baston sur l'autoroute est très impressionnante. Après la mini-série L'INEVITABLE parue le mois dernier en kiosque, le retour sur le sol français du Vengeur Doré se fait donc sur les meilleurs auspices. Bien que développant chacune des thématiques et des des approches différentes, ces histoires sont particulièrement agréable. On déplorera donc la maladresse de l'éditeur français qui a publié L'INEVITABLE un mois avant EXTREMIS, spoilant ainsi le dénouement final. Dénouement qui promet des développements futurs des plus intéressant.
Iron Man vol.IV# 1-6 (Warren Ellis/Adi Granov) in IRON MAN: EXTREMIS, coll. Marvel Graphic Novel, Panini Comics, trad: Khaled Tadil,144 pages, 18,50 €.







